Tragique de répétition pour l'OL à Gerland

Stéphane Marteau

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Régulièrement intraitable à domicile lors des phases de poule de la Ligue des champions, l'OL ne parvient plus à faire la loi au stade de Gerland depuis trois ans au moment des phases finales. Après l'AC Milan (0-0) en quart de finale aller de l'édition 2005-2006, l'AS Rome (0-2) en 8e de finale retour, il y a deux ans, et Manchester United (1-1) l'an dernier, en 8e de finale aller, le FC Barcelone (1-1) a mis à son tour les Lyonnais en échec, mardi soir. Les voilà donc de nouveau contraints de réaliser un exploit, ce qu'ils ne sont pas parvenus à faire contre les trois formations précédemment citées.

A l'issue du match contre les Catalans, les partenaires de Juninho s'accordaient tous à dire que le coup restait jouable, dans deux semaines, au Camp Nou. « Tout est encore possible, même si avec ce but encaissé, ça rend les choses plus difficiles, souligne le défenseur central Jean-Alain Boumsong. Au retour, on aura défensivement plus de boulot, d'autant qu'il y a un terrain plus grand, plus d'espaces. Mais ils concèdent aussi plus d'occasions, parce qu'ils sont plus portés vers l'attaque. Il y aura donc des brèches, qu'il faudra exploiter. » De plus, les joueurs de Claude Puel ont démontré depuis le début de la saison qu'ils étaient beaucoup plus à l'aise en déplacement. Sur la scène hexagonale, ils restent sur cinq succès de rang. Et en Ligue des champions, ils ont tenu le Bayern Munich en échec (1-1), avant de s'imposer successivement à Bucarest face au Steaua (3-5), puis à Florence, face à la Fiorentina (1-2). Mais comme l'a justement fait remarquer Juninho, l'OL devra « avoir beaucoup de réussite pour passer ». ■