état d'urgence déclaré au THB

Nicolas Stival

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Depuis la reprise du championnat de D1, Toulouse s'est incliné à Sélestat (25-23) puis à Aurillac (30-26). Deux rivaux pour le maintien, tout comme Paris, le prochain visiteur du Grand Palais des sports samedi lors de la 16e journée (18 h 45, sur Eurosport).

Si l'entraîneur Laurent Bezeau ne semble pas menacé, la tension au sein du club est palpable. Les joueurs se sont réunis mardi, avant de rencontrer hier matin le président Patrick Salles, successeur de Bernard Miquel, décédé début janvier. « Je pense qu'il y a eu une prise de conscience individuelle », avance Mickaël Merz.

Pour expliquer la situation, le capitaine du THB avance des « contre-performances de certains joueurs et un manque d'agressivité et de sérénité en défense ». Il refuse de se réfugier derrière les blessures, comme celle de Sahbi Ben Aziza (déchirure à la cuisse), absent depuis la reprise et incertain pour samedi.

Depuis plusieurs années, les coéquipiers d'Anouar Ayed, 2e meilleur buteur de D1 (107 réalisations) sont habitués aux âpres batailles pour le maintien. Un constat à double tranchant, selon Merz. « Lutter pour ne pas descendre chaque saison, ça finit par laisser des marques. Mais en même temps, on a acquis une expérience des matchs-couperet que n'ont pas forcément nos rivaux. » ■