Le LOSC recolle au train des prétendants

François Launay

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Les Lillois n'auront pas eu le temps de gamberger. Légèrement décroché après ses calages successifs à Auxerre (0-2) et au Mans (0-0), Lille a rattrapé le wagon de tête. Son succès face à Monaco ne change rien au classement (6e), mais il permet au Losc de revenir à trois points de la 2e place. Les compteurs lillois repassent au vert.

Une journée parfaite Difficile de rêver meilleur scénario. Hormis le leader lyonnais, les équipes de tête ont toutes perdu des plumes lors de la 25e journée. Paris (2e), Marseille (3e), Toulouse (4e) et Bordeaux (5e) ont fait match nul. Une belle affaire pour le Losc. « En jouant dimanche soir, on savait que les autres résultats nous étaient favorables. Nous restons dans les clous pour participer au sprint final », confirme Rudi Garcia, l'entraîneur du Losc. « C'était un virage important à négocier. On a su rester solidaires pour l'emporter », ajoute Ludovic Obraniak, auteur du premier but du Losc, dimanche.

L'attaque se réveille Muette depuis deux matchs, l'attaque lilloise s'est réveillée. Les flingueurs nordistes, emmenés par Obraniak et Bastos (9 buts chacun), ont refait parler la poudre. « On a été incisifs offensivement, mais aussi solides défensivement », avance le Brésilien. Seule petite déception : le but encaissé à la dernière seconde qui empêche Malicki de garder ses cages inviolées pour la deuxième fois d'affilée.

Les blessés reviennent Amoindri par les pépins physiques depuis le début d'année, le Losc retrouve peu à peu tout son effectif. Seul Cabaye (cheville) manque encore à l'appel chez les titulaires. L'infirmerie se vide et la concurrence reprend ses droits à l'image du but du remplaçant Stéphane Dumont en fin de match contre Monaco. « Ça prouve que tout le monde sait répondre présent », se réjouit Rudi Garcia, le coach nordiste.

Un calendrier motivant Les Dogues, moins flamboyants, commencent à tirer la langue. Mais pas le temps de souffler. Après avoir joué trois matchs en une semaine, le Losc va continuer sur ce rythme soutenu. Le derby à Valenciennes samedi sera suivi d'une double confrontation en Coupe de France et en Ligue 1 contre le leader lyonnais. « Ça laisse présager de beaux matchs à venir », sourit Ludovic Obraniak. A condition de confirmer ce retour en forme. ■