Même quand ils n'avancent pas, les Girondins progressent

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En ces temps de vaches maigres, Bordeaux trouve des raisons d'espérer. Même s'ils ont encore perdu du terrain sur le leader lyonnais en concédant un nul à Saint-Etienne (1-1), dimanche, les Girondins estiment avoir gagné quelques certitudes, durant cette rencontre. D'abord, ils ont réussi à revenir au score en toute fin de partie. « Face à une équipe en confiance et poussée par un stade plein, ce n'était pas évident, souligne Fernando. On a démontré qu'on avait un mental solide, qu'on ne doutait pas. » Ensuite, ils ont soigné leur polyvalence tactique.

Ce déplacement dans le Forez a, en effet, été l'occasion pour Laurent Blanc de rompre avec son habituel milieu en losange et de réutiliser un système en 4-3-3, qui n'avait fait qu'une brève apparition en début de saison. « Nous pouvons progresser dans cette option tactique, qui devait permettre d'écarter la défense stéphanoise, explique l'entraîneur. Le souci, c'est qu'avec des joueurs d'axe sur les côtés, ils reviennent naturellement vers le centre. Il y a des choses à revoir, mais dans l'intention, c'était bien. »

Mathématiquement, les Bordelais n'ont pas réalisé une opération dramatique. Fernando reconnaît qu'après avoir été tenus en échec chez eux par Grenoble (1-1), ils comptaient bien prendre trois points au stade Geoffroy-Guichard, mais il ajoute que « vu le scénario du match, on peut dire que c'est un point de gagné et pas deux de perdus. » Un point qui fait dire à David Bellion : « On ne sait jamais, il pourrait s'avérer précieux en fin de saison. » ■R. B.