Simon Fourcade: «Les menaces de mort, ça fait réfléchir»

BIATHLON Juste avant de disputer la dernière épreuve des Mondiaux, dimanche en relais, le Français revient sur une semaine agitée...

Recueilli par Romain Scotto
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Le biathlète Simon Fourcade, lors des championnats du monde de Pyeongchang, le 19 février 2009.
Le biathlète Simon Fourcade, lors des championnats du monde de Pyeongchang, le 19 février 2009. — SIPA
Leader de l’équipe de France masculine avec Vincent Defrasne, le Perpignanais n’hésite pas à dénoncer les pratiques de dopage dans son sport. Juste après l’annonce des contrôles positifs de trois Russes, il a dû affronter des menaces de mort sur son site Internet. Pas l’idéal pour s'aligner aux championnats du monde à Pyeongchang (Corée du Sud) en toute confiance. Avant le relais de dimanche, il est assuré de rentrer chez lui avec au minimum, un titre en relais mixte.

Quel bilan tirez-vous de vos mondiaux, après la fin des épreuves individuelles?
Assez correct. Je termine quatre fois dans les dix dont une fois à neuf dixièmes de la médaille. Evidemment, sur des championnats du monde, il n’y a que la médaille qui compte. Mais c’est quand même encourageant. Mes entraîneurs m’ont fait voir un classement de l’IBU (la fédération internationale) qui regroupe toutes les épreuves de cette semaine. Et je suis troisième derrière Bjoerndalen et Tchoudov. Ca veut dire que je ne suis pas loin.

Vous repartez quand même de Corée avec une médaille d’or autour du cou, en relais mixte…

C’est une super médaille. Elle fait vraiment plaisir à tout le monde. Nous, les athlètes, les coachs, les techniciens. C’est vraiment la victoire d’une équipe. On a un groupe très jeune qui bosse bien. Moi, je me considère un peu comme un ancien. Mais ça fait vraiment plaisir, puisque c’est ma seule médaille ici.

Les messages de menace inscrits sur votre site Internet vous ont peut-être perturbé?

Non ça va. Je ne le vis pas mal. Les menaces de mort, ça fait réfléchir. Surtout quand vous êtes auprès du public en permanence. Ici, il y a pas mal de supporters russes. Ils sont toujours au contact des athlètes. Mais j’ai pu m’expliquer avec les médias russes après la victoire dans le relais mixte. Je leur ai bien expliqué que je dénonce des pratiques et non des athlètes. Mais là-bas, les athlètes dopés passent pour des victimes, alors c'est compliqué.

Vous ne vous êtes pas rétracté…

Non, heureusement. Je n’ai pas à le faire. Ni à me justifier. Je ne suis pas tout seul à avoir parlé et reçu des menaces. On est six ou sept biathlètes à l’avoir fait, avec Bjoerndalen ou Roesch. On n’a pas peur de dire que ces gens (les dopés) sont des menteurs. Et même des voleurs. On a pris des positions et je ne vais pas me dégonfler. Ce serait leur donner raison. Mais bon, il ne faut pas non plus trop s'affoler. Entre les actes et les faits il y a une différence. Quand Kezman a jeté son maillot par terre, il a aussi dû recevoir des menaces.



Le dopage n’est pas tabou dans le biathlon…
Pas du tout. Tout ce que je dis sur mon site, c’est pas des conneries. On sait qu’il y a du dopage. Sur les courses, on en discute. Il nous arrive d’avoir des suspicions sur certains quand on les voit nous doubler.



Cela arrive souvent?
Un peu moins depuis les contrôles positifs des Russes. On se rend compte que les temps sur les skis ont relativement baissé. Ils sont un peu plus normaux, je dirais. Et tant mieux, parce quand on ne se bat pas avec les mêmes armes que les autres, on ne peut pas être devant. Moi, je suis d’accord pour qu’on crée une téléréalité sur moi. On peut me suivre 365 jours par an. Y’a pas de problème. Je ne prends que de la vitamine C et de l’Efferalgan quand j’ai mal à la tête.
menaces de mort sur son site Internet.
Leader de l’équipe de France masculine avec Vincent Defrasne, le Perpignanais n’hésite pas à dénoncer les pratiques de dopage dans son sport. Juste après l’annonce des contrôles positifs de trois Russes, il a dû affronter des menaces de mort sur son site Internet. Pas l’idéal pour s'aligner aux championnats du monde à Pyeongchang (Corée du Sud) en toute confiance. Avant le relais de dimanche, il est assuré de rentrer chez lui avec au minimum, un titre en relais mixte.

Quel bilan tirez-vous de vos mondiaux, après la fin des épreuves individuelles?
Assez correct. Je termine quatre fois dans les dix dont une fois à neuf dixièmes de la médaille. Evidemment, sur des championnats du monde, il n’y a que la médaille qui compte. Mais c’est quand même encourageant. Mes entraîneurs m’ont fait voir un classement de l’IBU (la fédération internationale) qui regroupe toutes les épreuves de cette semaine. Et je suis troisième derrière Bjoerndalen et Tchoudov. Ca veut dire que je ne suis pas loin.

Vous repartez quand même de Corée avec une médaille d’or autour du cou, en relais mixte…

C’est une super médaille. Elle fait vraiment plaisir à tout le monde. Nous, les athlètes, les coachs, les techniciens. C’est vraiment la victoire d’une équipe. On a un groupe très jeune qui bosse bien. Moi, je me considère un peu comme un ancien. Mais ça fait vraiment plaisir, puisque c’est ma seule médaille ici.

Les messages de menace inscrits sur votre site Internet vous ont peut-être perturbé?

Non ça va. Je ne le vis pas mal. Les menaces de mort, ça fait réfléchir. Surtout quand vous êtes auprès du public en permanence. Ici, il y a pas mal de supporters russes. Ils sont toujours au contact des athlètes. Mais j’ai pu m’expliquer avec les médias russes après la victoire dans le relais mixte. Je leur ai bien expliqué que je dénonce des pratiques et non des athlètes. Mais là-bas, les athlètes dopés passent pour des victimes, alors c'est compliqué.

Vous ne vous êtes pas rétracté…

Non, heureusement. Je n’ai pas à le faire. Ni à me justifier. Je ne suis pas tout seul à avoir parlé et reçu des menaces. On est six ou sept biathlètes à l’avoir fait, avec Bjoerndalen ou Roesch. On n’a pas peur de dire que ces gens (les dopés) sont des menteurs. Et même des voleurs. On a pris des positions et je ne vais pas me dégonfler. Ce serait leur donner raison. Mais bon, il ne faut pas non plus trop s'affoler. Entre les actes et les faits il y a une différence. Quand Kezman a jeté son maillot par terre, il a aussi dû recevoir des menaces.



Le dopage n’est pas tabou dans le biathlon…
Pas du tout. Tout ce que je dis sur mon site, c’est pas des conneries. On sait qu’il y a du dopage. Sur les courses, on en discute. Il nous arrive d’avoir des suspicions sur certains quand on les voit nous doubler.



Cela arrive souvent?
Un peu moins depuis les contrôles positifs des Russes. On se rend compte que les temps sur les skis ont relativement baissé. Ils sont un peu plus normaux, je dirais. Et tant mieux, parce quand on ne se bat pas avec les mêmes armes que les autres, on ne peut pas être devant. Moi, je suis d’accord pour qu’on crée une téléréalité sur moi. On peut me suivre 365 jours par an. Y’a pas de problème. Je ne prends que de la vitamine C et de l’Efferalgan quand j’ai mal à la tête.
Pyeongchang (Corée du Sud)
Leader de l’équipe de France masculine avec Vincent Defrasne, le Perpignanais n’hésite pas à dénoncer les pratiques de dopage dans son sport. Juste après l’annonce des contrôles positifs de trois Russes, il a dû affronter des menaces de mort sur son site Internet. Pas l’idéal pour s'aligner aux championnats du monde à Pyeongchang (Corée du Sud) en toute confiance. Avant le relais de dimanche, il est assuré de rentrer chez lui avec au minimum, un titre en relais mixte.

Quel bilan tirez-vous de vos mondiaux, après la fin des épreuves individuelles?
Assez correct. Je termine quatre fois dans les dix dont une fois à neuf dixièmes de la médaille. Evidemment, sur des championnats du monde, il n’y a que la médaille qui compte. Mais c’est quand même encourageant. Mes entraîneurs m’ont fait voir un classement de l’IBU (la fédération internationale) qui regroupe toutes les épreuves de cette semaine. Et je suis troisième derrière Bjoerndalen et Tchoudov. Ca veut dire que je ne suis pas loin.

Vous repartez quand même de Corée avec une médaille d’or autour du cou, en relais mixte…

C’est une super médaille. Elle fait vraiment plaisir à tout le monde. Nous, les athlètes, les coachs, les techniciens. C’est vraiment la victoire d’une équipe. On a un groupe très jeune qui bosse bien. Moi, je me considère un peu comme un ancien. Mais ça fait vraiment plaisir, puisque c’est ma seule médaille ici.

Les messages de menace inscrits sur votre site Internet vous ont peut-être perturbé?

Non ça va. Je ne le vis pas mal. Les menaces de mort, ça fait réfléchir. Surtout quand vous êtes auprès du public en permanence. Ici, il y a pas mal de supporters russes. Ils sont toujours au contact des athlètes. Mais j’ai pu m’expliquer avec les médias russes après la victoire dans le relais mixte. Je leur ai bien expliqué que je dénonce des pratiques et non des athlètes. Mais là-bas, les athlètes dopés passent pour des victimes, alors c'est compliqué.

Vous ne vous êtes pas rétracté…

Non, heureusement. Je n’ai pas à le faire. Ni à me justifier. Je ne suis pas tout seul à avoir parlé et reçu des menaces. On est six ou sept biathlètes à l’avoir fait, avec Bjoerndalen ou Roesch. On n’a pas peur de dire que ces gens (les dopés) sont des menteurs. Et même des voleurs. On a pris des positions et je ne vais pas me dégonfler. Ce serait leur donner raison. Mais bon, il ne faut pas non plus trop s'affoler. Entre les actes et les faits il y a une différence. Quand Kezman a jeté son maillot par terre, il a aussi dû recevoir des menaces.



Le dopage n’est pas tabou dans le biathlon…
Pas du tout. Tout ce que je dis sur mon site, c’est pas des conneries. On sait qu’il y a du dopage. Sur les courses, on en discute. Il nous arrive d’avoir des suspicions sur certains quand on les voit nous doubler.



Cela arrive souvent?
Un peu moins depuis les contrôles positifs des Russes. On se rend compte que les temps sur les skis ont relativement baissé. Ils sont un peu plus normaux, je dirais. Et tant mieux, parce quand on ne se bat pas avec les mêmes armes que les autres, on ne peut pas être devant. Moi, je suis d’accord pour qu’on crée une téléréalité sur moi. On peut me suivre 365 jours par an. Y’a pas de problème. Je ne prends que de la vitamine C et de l’Efferalgan quand j’ai mal à la tête.


Leader de l’équipe de France masculine avec Vincent Defrasne, le Perpignanais n’hésite pas à dénoncer les pratiques de dopage dans son sport. Juste après l’annonce des contrôles positifs de trois Russes, il a dû affronter des menaces de mort sur son site Internet. Pas l’idéal pour s'aligner aux championnats du monde à Pyeongchang (Corée du Sud) en toute confiance. Avant le relais de dimanche, il est assuré de rentrer chez lui avec au minimum, un titre en relais mixte.

Quel bilan tirez-vous de vos mondiaux, après la fin des épreuves individuelles?
Assez correct. Je termine quatre fois dans les dix dont une fois à neuf dixièmes de la médaille. Evidemment, sur des championnats du monde, il n’y a que la médaille qui compte. Mais c’est quand même encourageant. Mes entraîneurs m’ont fait voir un classement de l’IBU (la fédération internationale) qui regroupe toutes les épreuves de cette semaine. Et je suis troisième derrière Bjoerndalen et Tchoudov. Ca veut dire que je ne suis pas loin.

Vous repartez quand même de Corée avec une médaille d’or autour du cou, en relais mixte…

C’est une super médaille. Elle fait vraiment plaisir à tout le monde. Nous, les athlètes, les coachs, les techniciens. C’est vraiment la victoire d’une équipe. On a un groupe très jeune qui bosse bien. Moi, je me considère un peu comme un ancien. Mais ça fait vraiment plaisir, puisque c’est ma seule médaille ici.

Les messages de menace inscrits sur votre site Internet vous ont peut-être perturbé?

Non ça va. Je ne le vis pas mal. Les menaces de mort, ça fait réfléchir. Surtout quand vous êtes auprès du public en permanence. Ici, il y a pas mal de supporters russes. Ils sont toujours au contact des athlètes. Mais j’ai pu m’expliquer avec les médias russes après la victoire dans le relais mixte. Je leur ai bien expliqué que je dénonce des pratiques et non des athlètes. Mais là-bas, les athlètes dopés passent pour des victimes, alors c'est compliqué.

Vous ne vous êtes pas rétracté…

Non, heureusement. Je n’ai pas à le faire. Ni à me justifier. Je ne suis pas tout seul à avoir parlé et reçu des menaces. On est six ou sept biathlètes à l’avoir fait, avec Bjoerndalen ou Roesch. On n’a pas peur de dire que ces gens (les dopés) sont des menteurs. Et même des voleurs. On a pris des positions et je ne vais pas me dégonfler. Ce serait leur donner raison. Mais bon, il ne faut pas non plus trop s'affoler. Entre les actes et les faits il y a une différence. Quand Kezman a jeté son maillot par terre, il a aussi dû recevoir des menaces.



Le dopage n’est pas tabou dans le biathlon…
Pas du tout. Tout ce que je dis sur mon site, c’est pas des conneries. On sait qu’il y a du dopage. Sur les courses, on en discute. Il nous arrive d’avoir des suspicions sur certains quand on les voit nous doubler.



Cela arrive souvent?
Un peu moins depuis les contrôles positifs des Russes. On se rend compte que les temps sur les skis ont relativement baissé. Ils sont un peu plus normaux, je dirais. Et tant mieux, parce quand on ne se bat pas avec les mêmes armes que les autres, on ne peut pas être devant. Moi, je suis d’accord pour qu’on crée une téléréalité sur moi. On peut me suivre 365 jours par an. Y’a pas de problème. Je ne prends que de la vitamine C et de l’Efferalgan quand j’ai mal à la tête.

Leader de l’équipe de France masculine avec Vincent Defrasne, le Perpignanais n’hésite pas à dénoncer les pratiques de dopage dans son sport. Juste après l’annonce des contrôles positifs de trois Russes, il a dû affronter des menaces de mort sur son site Internet. Pas l’idéal pour s'aligner aux championnats du monde à Pyeongchang (Corée du Sud) en toute confiance. Avant le relais de dimanche, il est assuré de rentrer chez lui avec au minimum, un titre en relais mixte.

Quel bilan tirez-vous de vos mondiaux, après la fin des épreuves individuelles?
Assez correct. Je termine quatre fois dans les dix dont une fois à neuf dixièmes de la médaille. Evidemment, sur des championnats du monde, il n’y a que la médaille qui compte. Mais c’est quand même encourageant. Mes entraîneurs m’ont fait voir un classement de l’IBU (la fédération internationale) qui regroupe toutes les épreuves de cette semaine. Et je suis troisième derrière Bjoerndalen et Tchoudov. Ca veut dire que je ne suis pas loin.

Vous repartez quand même de Corée avec une médaille d’or autour du cou, en relais mixte…

C’est une super médaille. Elle fait vraiment plaisir à tout le monde. Nous, les athlètes, les coachs, les techniciens. C’est vraiment la victoire d’une équipe. On a un groupe très jeune qui bosse bien. Moi, je me considère un peu comme un ancien. Mais ça fait vraiment plaisir, puisque c’est ma seule médaille ici.

Les messages de menace inscrits sur votre site Internet vous ont peut-être perturbé?

Non ça va. Je ne le vis pas mal. Les menaces de mort, ça fait réfléchir. Surtout quand vous êtes auprès du public en permanence. Ici, il y a pas mal de supporters russes. Ils sont toujours au contact des athlètes. Mais j’ai pu m’expliquer avec les médias russes après la victoire dans le relais mixte. Je leur ai bien expliqué que je dénonce des pratiques et non des athlètes. Mais là-bas, les athlètes dopés passent pour des victimes, alors c'est compliqué.

Vous ne vous êtes pas rétracté…

Non, heureusement. Je n’ai pas à le faire. Ni à me justifier. Je ne suis pas tout seul à avoir parlé et reçu des menaces. On est six ou sept biathlètes à l’avoir fait, avec Bjoerndalen ou Roesch. On n’a pas peur de dire que ces gens (les dopés) sont des menteurs. Et même des voleurs. On a pris des positions et je ne vais pas me dégonfler. Ce serait leur donner raison. Mais bon, il ne faut pas non plus trop s'affoler. Entre les actes et les faits il y a une différence. Quand Kezman a jeté son maillot par terre, il a aussi dû recevoir des menaces.



Le dopage n’est pas tabou dans le biathlon…
Pas du tout. Tout ce que je dis sur mon site, c’est pas des conneries. On sait qu’il y a du dopage. Sur les courses, on en discute. Il nous arrive d’avoir des suspicions sur certains quand on les voit nous doubler.



Cela arrive souvent?
Un peu moins depuis les contrôles positifs des Russes. On se rend compte que les temps sur les skis ont relativement baissé. Ils sont un peu plus normaux, je dirais. Et tant mieux, parce quand on ne se bat pas avec les mêmes armes que les autres, on ne peut pas être devant. Moi, je suis d’accord pour qu’on crée une téléréalité sur moi. On peut me suivre 365 jours par an. Y’a pas de problème. Je ne prends que de la vitamine C et de l’Efferalgan quand j’ai mal à la tête.


Leader de l’équipe de France masculine avec Vincent Defrasne, le Perpignanais n’hésite pas à dénoncer les pratiques de dopage dans son sport. Juste après l’annonce des contrôles positifs de trois Russes, il a dû affronter des menaces de mort sur son site Internet. Pas l’idéal pour s'aligner aux championnats du monde à Pyeongchang (Corée du Sud) en toute confiance. Avant le relais de dimanche, il est assuré de rentrer chez lui avec au minimum, un titre en relais mixte.

Quel bilan tirez-vous de vos mondiaux, après la fin des épreuves individuelles?
Assez correct. Je termine quatre fois dans les dix dont une fois à neuf dixièmes de la médaille. Evidemment, sur des championnats du monde, il n’y a que la médaille qui compte. Mais c’est quand même encourageant. Mes entraîneurs m’ont fait voir un classement de l’IBU (la fédération internationale) qui regroupe toutes les épreuves de cette semaine. Et je suis troisième derrière Bjoerndalen et Tchoudov. Ca veut dire que je ne suis pas loin.

Vous repartez quand même de Corée avec une médaille d’or autour du cou, en relais mixte…

C’est une super médaille. Elle fait vraiment plaisir à tout le monde. Nous, les athlètes, les coachs, les techniciens. C’est vraiment la victoire d’une équipe. On a un groupe très jeune qui bosse bien. Moi, je me considère un peu comme un ancien. Mais ça fait vraiment plaisir, puisque c’est ma seule médaille ici.

Les messages de menace inscrits sur votre site Internet vous ont peut-être perturbé?

Non ça va. Je ne le vis pas mal. Les menaces de mort, ça fait réfléchir. Surtout quand vous êtes auprès du public en permanence. Ici, il y a pas mal de supporters russes. Ils sont toujours au contact des athlètes. Mais j’ai pu m’expliquer avec les médias russes après la victoire dans le relais mixte. Je leur ai bien expliqué que je dénonce des pratiques et non des athlètes. Mais là-bas, les athlètes dopés passent pour des victimes, alors c'est compliqué.

Vous ne vous êtes pas rétracté…

Non, heureusement. Je n’ai pas à le faire. Ni à me justifier. Je ne suis pas tout seul à avoir parlé et reçu des menaces. On est six ou sept biathlètes à l’avoir fait, avec Bjoerndalen ou Roesch. On n’a pas peur de dire que ces gens (les dopés) sont des menteurs. Et même des voleurs. On a pris des positions et je ne vais pas me dégonfler. Ce serait leur donner raison. Mais bon, il ne faut pas non plus trop s'affoler. Entre les actes et les faits il y a une différence. Quand Kezman a jeté son maillot par terre, il a aussi dû recevoir des menaces.



Le dopage n’est pas tabou dans le biathlon…
Pas du tout. Tout ce que je dis sur mon site, c’est pas des conneries. On sait qu’il y a du dopage. Sur les courses, on en discute. Il nous arrive d’avoir des suspicions sur certains quand on les voit nous doubler.



Cela arrive souvent?
Un peu moins depuis les contrôles positifs des Russes. On se rend compte que les temps sur les skis ont relativement baissé. Ils sont un peu plus normaux, je dirais. Et tant mieux, parce quand on ne se bat pas avec les mêmes armes que les autres, on ne peut pas être devant. Moi, je suis d’accord pour qu’on crée une téléréalité sur moi. On peut me suivre 365 jours par an. Y’a pas de problème. Je ne prends que de la vitamine C et de l’Efferalgan quand j’ai mal à la tête.

Leader de l’équipe de France masculine avec Vincent Defrasne, le Perpignanais n’hésite pas à dénoncer les pratiques de dopage dans son sport. Juste après l’annonce des contrôles positifs de trois Russes, il a dû affronter des menaces de mort sur son site Internet. Pas l’idéal pour s'aligner aux championnats du monde à Pyeongchang (Corée du Sud) en toute confiance. Avant le relais de dimanche, il est assuré de rentrer chez lui avec au minimum, un titre en relais mixte.

Quel bilan tirez-vous de vos mondiaux, après la fin des épreuves individuelles?
Assez correct. Je termine quatre fois dans les dix dont une fois à neuf dixièmes de la médaille. Evidemment, sur des championnats du monde, il n’y a que la médaille qui compte. Mais c’est quand même encourageant. Mes entraîneurs m’ont fait voir un classement de l’IBU (la fédération internationale) qui regroupe toutes les épreuves de cette semaine. Et je suis troisième derrière Bjoerndalen et Tchoudov. Ca veut dire que je ne suis pas loin.

Vous repartez quand même de Corée avec une médaille d’or autour du cou, en relais mixte…

C’est une super médaille. Elle fait vraiment plaisir à tout le monde. Nous, les athlètes, les coachs, les techniciens. C’est vraiment la victoire d’une équipe. On a un groupe très jeune qui bosse bien. Moi, je me considère un peu comme un ancien. Mais ça fait vraiment plaisir, puisque c’est ma seule médaille ici.

Les messages de menace inscrits sur votre site Internet vous ont peut-être perturbé?

Non ça va. Je ne le vis pas mal. Les menaces de mort, ça fait réfléchir. Surtout quand vous êtes auprès du public en permanence. Ici, il y a pas mal de supporters russes. Ils sont toujours au contact des athlètes. Mais j’ai pu m’expliquer avec les médias russes après la victoire dans le relais mixte. Je leur ai bien expliqué que je dénonce des pratiques et non des athlètes. Mais là-bas, les athlètes dopés passent pour des victimes, alors c'est compliqué.

Vous ne vous êtes pas rétracté…

Non, heureusement. Je n’ai pas à le faire. Ni à me justifier. Je ne suis pas tout seul à avoir parlé et reçu des menaces. On est six ou sept biathlètes à l’avoir fait, avec Bjoerndalen ou Roesch. On n’a pas peur de dire que ces gens (les dopés) sont des menteurs. Et même des voleurs. On a pris des positions et je ne vais pas me dégonfler. Ce serait leur donner raison. Mais bon, il ne faut pas non plus trop s'affoler. Entre les actes et les faits il y a une différence. Quand Kezman a jeté son maillot par terre, il a aussi dû recevoir des menaces.



Le dopage n’est pas tabou dans le biathlon…
Pas du tout. Tout ce que je dis sur mon site, c’est pas des conneries. On sait qu’il y a du dopage. Sur les courses, on en discute. Il nous arrive d’avoir des suspicions sur certains quand on les voit nous doubler.



Cela arrive souvent?
Un peu moins depuis les contrôles positifs des Russes. On se rend compte que les temps sur les skis ont relativement baissé. Ils sont un peu plus normaux, je dirais. Et tant mieux, parce quand on ne se bat pas avec les mêmes armes que les autres, on ne peut pas être devant. Moi, je suis d’accord pour qu’on crée une téléréalité sur moi. On peut me suivre 365 jours par an. Y’a pas de problème. Je ne prends que de la vitamine C et de l’Efferalgan quand j’ai mal à la tête.


Leader de l’équipe de France masculine avec Vincent Defrasne, le Perpignanais n’hésite pas à dénoncer les pratiques de dopage dans son sport. Juste après l’annonce des contrôles positifs de trois Russes, il a dû affronter des menaces de mort sur son site Internet. Pas l’idéal pour s'aligner aux championnats du monde à Pyeongchang (Corée du Sud) en toute confiance. Avant le relais de dimanche, il est assuré de rentrer chez lui avec au minimum, un titre en relais mixte.

Quel bilan tirez-vous de vos mondiaux, après la fin des épreuves individuelles?
Assez correct. Je termine quatre fois dans les dix dont une fois à neuf dixièmes de la médaille. Evidemment, sur des championnats du monde, il n’y a que la médaille qui compte. Mais c’est quand même encourageant. Mes entraîneurs m’ont fait voir un classement de l’IBU (la fédération internationale) qui regroupe toutes les épreuves de cette semaine. Et je suis troisième derrière Bjoerndalen et Tchoudov. Ca veut dire que je ne suis pas loin.

Vous repartez quand même de Corée avec une médaille d’or autour du cou, en relais mixte…

C’est une super médaille. Elle fait vraiment plaisir à tout le monde. Nous, les athlètes, les coachs, les techniciens. C’est vraiment la victoire d’une équipe. On a un groupe très jeune qui bosse bien. Moi, je me considère un peu comme un ancien. Mais ça fait vraiment plaisir, puisque c’est ma seule médaille ici.

Les messages de menace inscrits sur votre site Internet vous ont peut-être perturbé?

Non ça va. Je ne le vis pas mal. Les menaces de mort, ça fait réfléchir. Surtout quand vous êtes auprès du public en permanence. Ici, il y a pas mal de supporters russes. Ils sont toujours au contact des athlètes. Mais j’ai pu m’expliquer avec les médias russes après la victoire dans le relais mixte. Je leur ai bien expliqué que je dénonce des pratiques et non des athlètes. Mais là-bas, les athlètes dopés passent pour des victimes, alors c'est compliqué.

Vous ne vous êtes pas rétracté…

Non, heureusement. Je n’ai pas à le faire. Ni à me justifier. Je ne suis pas tout seul à avoir parlé et reçu des menaces. On est six ou sept biathlètes à l’avoir fait, avec Bjoerndalen ou Roesch. On n’a pas peur de dire que ces gens (les dopés) sont des menteurs. Et même des voleurs. On a pris des positions et je ne vais pas me dégonfler. Ce serait leur donner raison. Mais bon, il ne faut pas non plus trop s'affoler. Entre les actes et les faits il y a une différence. Quand Kezman a jeté son maillot par terre, il a aussi dû recevoir des menaces.



Le dopage n’est pas tabou dans le biathlon…
Pas du tout. Tout ce que je dis sur mon site, c’est pas des conneries. On sait qu’il y a du dopage. Sur les courses, on en discute. Il nous arrive d’avoir des suspicions sur certains quand on les voit nous doubler.



Cela arrive souvent?
Un peu moins depuis les contrôles positifs des Russes. On se rend compte que les temps sur les skis ont relativement baissé. Ils sont un peu plus normaux, je dirais. Et tant mieux, parce quand on ne se bat pas avec les mêmes armes que les autres, on ne peut pas être devant. Moi, je suis d’accord pour qu’on crée une téléréalité sur moi. On peut me suivre 365 jours par an. Y’a pas de problème. Je ne prends que de la vitamine C et de l’Efferalgan quand j’ai mal à la tête.

Leader de l’équipe de France masculine avec Vincent Defrasne, le Perpignanais n’hésite pas à dénoncer les pratiques de dopage dans son sport. Juste après l’annonce des contrôles positifs de trois Russes, il a dû affronter des menaces de mort sur son site Internet. Pas l’idéal pour s'aligner aux championnats du monde à Pyeongchang (Corée du Sud) en toute confiance. Avant le relais de dimanche, il est assuré de rentrer chez lui avec au minimum, un titre en relais mixte.

Quel bilan tirez-vous de vos mondiaux, après la fin des épreuves individuelles?
Assez correct. Je termine quatre fois dans les dix dont une fois à neuf dixièmes de la médaille. Evidemment, sur des championnats du monde, il n’y a que la médaille qui compte. Mais c’est quand même encourageant. Mes entraîneurs m’ont fait voir un classement de l’IBU (la fédération internationale) qui regroupe toutes les épreuves de cette semaine. Et je suis troisième derrière Bjoerndalen et Tchoudov. Ca veut dire que je ne suis pas loin.

Vous repartez quand même de Corée avec une médaille d’or autour du cou, en relais mixte…

C’est une super médaille. Elle fait vraiment plaisir à tout le monde. Nous, les athlètes, les coachs, les techniciens. C’est vraiment la victoire d’une équipe. On a un groupe très jeune qui bosse bien. Moi, je me considère un peu comme un ancien. Mais ça fait vraiment plaisir, puisque c’est ma seule médaille ici.

Les messages de menace inscrits sur votre site Internet vous ont peut-être perturbé?

Non ça va. Je ne le vis pas mal. Les menaces de mort, ça fait réfléchir. Surtout quand vous êtes auprès du public en permanence. Ici, il y a pas mal de supporters russes. Ils sont toujours au contact des athlètes. Mais j’ai pu m’expliquer avec les médias russes après la victoire dans le relais mixte. Je leur ai bien expliqué que je dénonce des pratiques et non des athlètes. Mais là-bas, les athlètes dopés passent pour des victimes, alors c'est compliqué.

Vous ne vous êtes pas rétracté…

Non, heureusement. Je n’ai pas à le faire. Ni à me justifier. Je ne suis pas tout seul à avoir parlé et reçu des menaces. On est six ou sept biathlètes à l’avoir fait, avec Bjoerndalen ou Roesch. On n’a pas peur de dire que ces gens (les dopés) sont des menteurs. Et même des voleurs. On a pris des positions et je ne vais pas me dégonfler. Ce serait leur donner raison. Mais bon, il ne faut pas non plus trop s'affoler. Entre les actes et les faits il y a une différence. Quand Kezman a jeté son maillot par terre, il a aussi dû recevoir des menaces.



Le dopage n’est pas tabou dans le biathlon…
Pas du tout. Tout ce que je dis sur mon site, c’est pas des conneries. On sait qu’il y a du dopage. Sur les courses, on en discute. Il nous arrive d’avoir des suspicions sur certains quand on les voit nous doubler.



Cela arrive souvent?
Un peu moins depuis les contrôles positifs des Russes. On se rend compte que les temps sur les skis ont relativement baissé. Ils sont un peu plus normaux, je dirais. Et tant mieux, parce quand on ne se bat pas avec les mêmes armes que les autres, on ne peut pas être devant. Moi, je suis d’accord pour qu’on crée une téléréalité sur moi. On peut me suivre 365 jours par an. Y’a pas de problème. Je ne prends que de la vitamine C et de l’Efferalgan quand j’ai mal à la tête.


Leader de l’équipe de France masculine avec Vincent Defrasne, le Perpignanais n’hésite pas à dénoncer les pratiques de dopage dans son sport. Juste après l’annonce des contrôles positifs de trois Russes, il a dû affronter des menaces de mort sur son site Internet. Pas l’idéal pour s'aligner aux championnats du monde à Pyeongchang (Corée du Sud) en toute confiance. Avant le relais de dimanche, il est assuré de rentrer chez lui avec au minimum, un titre en relais mixte.

Quel bilan tirez-vous de vos mondiaux, après la fin des épreuves individuelles?
Assez correct. Je termine quatre fois dans les dix dont une fois à neuf dixièmes de la médaille. Evidemment, sur des championnats du monde, il n’y a que la médaille qui compte. Mais c’est quand même encourageant. Mes entraîneurs m’ont fait voir un classement de l’IBU (la fédération internationale) qui regroupe toutes les épreuves de cette semaine. Et je suis troisième derrière Bjoerndalen et Tchoudov. Ca veut dire que je ne suis pas loin.

Vous repartez quand même de Corée avec une médaille d’or autour du cou, en relais mixte…

C’est une super médaille. Elle fait vraiment plaisir à tout le monde. Nous, les athlètes, les coachs, les techniciens. C’est vraiment la victoire d’une équipe. On a un groupe très jeune qui bosse bien. Moi, je me considère un peu comme un ancien. Mais ça fait vraiment plaisir, puisque c’est ma seule médaille ici.

Les messages de menace inscrits sur votre site Internet vous ont peut-être perturbé?

Non ça va. Je ne le vis pas mal. Les menaces de mort, ça fait réfléchir. Surtout quand vous êtes auprès du public en permanence. Ici, il y a pas mal de supporters russes. Ils sont toujours au contact des athlètes. Mais j’ai pu m’expliquer avec les médias russes après la victoire dans le relais mixte. Je leur ai bien expliqué que je dénonce des pratiques et non des athlètes. Mais là-bas, les athlètes dopés passent pour des victimes, alors c'est compliqué.

Vous ne vous êtes pas rétracté…

Non, heureusement. Je n’ai pas à le faire. Ni à me justifier. Je ne suis pas tout seul à avoir parlé et reçu des menaces. On est six ou sept biathlètes à l’avoir fait, avec Bjoerndalen ou Roesch. On n’a pas peur de dire que ces gens (les dopés) sont des menteurs. Et même des voleurs. On a pris des positions et je ne vais pas me dégonfler. Ce serait leur donner raison. Mais bon, il ne faut pas non plus trop s'affoler. Entre les actes et les faits il y a une différence. Quand Kezman a jeté son maillot par terre, il a aussi dû recevoir des menaces.



Le dopage n’est pas tabou dans le biathlon…
Pas du tout. Tout ce que je dis sur mon site, c’est pas des conneries. On sait qu’il y a du dopage. Sur les courses, on en discute. Il nous arrive d’avoir des suspicions sur certains quand on les voit nous doubler.



Cela arrive souvent?
Un peu moins depuis les contrôles positifs des Russes. On se rend compte que les temps sur les skis ont relativement baissé. Ils sont un peu plus normaux, je dirais. Et tant mieux, parce quand on ne se bat pas avec les mêmes armes que les autres, on ne peut pas être devant. Moi, je suis d’accord pour qu’on crée une téléréalité sur moi. On peut me suivre 365 jours par an. Y’a pas de problème. Je ne prends que de la vitamine C et de l’Efferalgan quand j’ai mal à la tête.

Leader de l’équipe de France masculine avec Vincent Defrasne, le Perpignanais n’hésite pas à dénoncer les pratiques de dopage dans son sport. Juste après l’annonce des contrôles positifs de trois Russes, il a dû affronter des menaces de mort sur son site Internet. Pas l’idéal pour s'aligner aux championnats du monde à Pyeongchang (Corée du Sud) en toute confiance. Avant le relais de dimanche, il est assuré de rentrer chez lui avec au minimum, un titre en relais mixte.

Quel bilan tirez-vous de vos mondiaux, après la fin des épreuves individuelles?
Assez correct. Je termine quatre fois dans les dix dont une fois à neuf dixièmes de la médaille. Evidemment, sur des championnats du monde, il n’y a que la médaille qui compte. Mais c’est quand même encourageant. Mes entraîneurs m’ont fait voir un classement de l’IBU (la fédération internationale) qui regroupe toutes les épreuves de cette semaine. Et je suis troisième derrière Bjoerndalen et Tchoudov. Ca veut dire que je ne suis pas loin.

Vous repartez quand même de Corée avec une médaille d’or autour du cou, en relais mixte…

C’est une super médaille. Elle fait vraiment plaisir à tout le monde. Nous, les athlètes, les coachs, les techniciens. C’est vraiment la victoire d’une équipe. On a un groupe très jeune qui bosse bien. Moi, je me considère un peu comme un ancien. Mais ça fait vraiment plaisir, puisque c’est ma seule médaille ici.

Les messages de menace inscrits sur votre site Internet vous ont peut-être perturbé?

Non ça va. Je ne le vis pas mal. Les menaces de mort, ça fait réfléchir. Surtout quand vous êtes auprès du public en permanence. Ici, il y a pas mal de supporters russes. Ils sont toujours au contact des athlètes. Mais j’ai pu m’expliquer avec les médias russes après la victoire dans le relais mixte. Je leur ai bien expliqué que je dénonce des pratiques et non des athlètes. Mais là-bas, les athlètes dopés passent pour des victimes, alors c'est compliqué.

Vous ne vous êtes pas rétracté…

Non, heureusement. Je n’ai pas à le faire. Ni à me justifier. Je ne suis pas tout seul à avoir parlé et reçu des menaces. On est six ou sept biathlètes à l’avoir fait, avec Bjoerndalen ou Roesch. On n’a pas peur de dire que ces gens (les dopés) sont des menteurs. Et même des voleurs. On a pris des positions et je ne vais pas me dégonfler. Ce serait leur donner raison. Mais bon, il ne faut pas non plus trop s'affoler. Entre les actes et les faits il y a une différence. Quand Kezman a jeté son maillot par terre, il a aussi dû recevoir des menaces.



Le dopage n’est pas tabou dans le biathlon…
Pas du tout. Tout ce que je dis sur mon site, c’est pas des conneries. On sait qu’il y a du dopage. Sur les courses, on en discute. Il nous arrive d’avoir des suspicions sur certains quand on les voit nous doubler.



Cela arrive souvent?
Un peu moins depuis les contrôles positifs des Russes. On se rend compte que les temps sur les skis ont relativement baissé. Ils sont un peu plus normaux, je dirais. Et tant mieux, parce quand on ne se bat pas avec les mêmes armes que les autres, on ne peut pas être devant. Moi, je suis d’accord pour qu’on crée une téléréalité sur moi. On peut me suivre 365 jours par an. Y’a pas de problème. Je ne prends que de la vitamine C et de l’Efferalgan quand j’ai mal à la tête.


Leader de l’équipe de France masculine avec Vincent Defrasne, le Perpignanais n’hésite pas à dénoncer les pratiques de dopage dans son sport. Juste après l’annonce des contrôles positifs de trois Russes, il a dû affronter des menaces de mort sur son site Internet. Pas l’idéal pour s'aligner aux championnats du monde à Pyeongchang (Corée du Sud) en toute confiance. Avant le relais de dimanche, il est assuré de rentrer chez lui avec au minimum, un titre en relais mixte.

Quel bilan tirez-vous de vos mondiaux, après la fin des épreuves individuelles?
Assez correct. Je termine quatre fois dans les dix dont une fois à neuf dixièmes de la médaille. Evidemment, sur des championnats du monde, il n’y a que la médaille qui compte. Mais c’est quand même encourageant. Mes entraîneurs m’ont fait voir un classement de l’IBU (la fédération internationale) qui regroupe toutes les épreuves de cette semaine. Et je suis troisième derrière Bjoerndalen et Tchoudov. Ca veut dire que je ne suis pas loin.

Vous repartez quand même de Corée avec une médaille d’or autour du cou, en relais mixte…

C’est une super médaille. Elle fait vraiment plaisir à tout le monde. Nous, les athlètes, les coachs, les techniciens. C’est vraiment la victoire d’une équipe. On a un groupe très jeune qui bosse bien. Moi, je me considère un peu comme un ancien. Mais ça fait vraiment plaisir, puisque c’est ma seule médaille ici.

Les messages de menace inscrits sur votre site Internet vous ont peut-être perturbé?

Non ça va. Je ne le vis pas mal. Les menaces de mort, ça fait réfléchir. Surtout quand vous êtes auprès du public en permanence. Ici, il y a pas mal de supporters russes. Ils sont toujours au contact des athlètes. Mais j’ai pu m’expliquer avec les médias russes après la victoire dans le relais mixte. Je leur ai bien expliqué que je dénonce des pratiques et non des athlètes. Mais là-bas, les athlètes dopés passent pour des victimes, alors c'est compliqué.

Vous ne vous êtes pas rétracté…

Non, heureusement. Je n’ai pas à le faire. Ni à me justifier. Je ne suis pas tout seul à avoir parlé et reçu des menaces. On est six ou sept biathlètes à l’avoir fait, avec Bjoerndalen ou Roesch. On n’a pas peur de dire que ces gens (les dopés) sont des menteurs. Et même des voleurs. On a pris des positions et je ne vais pas me dégonfler. Ce serait leur donner raison. Mais bon, il ne faut pas non plus trop s'affoler. Entre les actes et les faits il y a une différence. Quand Kezman a jeté son maillot par terre, il a aussi dû recevoir des menaces.



Le dopage n’est pas tabou dans le biathlon…
Pas du tout. Tout ce que je dis sur mon site, c’est pas des conneries. On sait qu’il y a du dopage. Sur les courses, on en discute. Il nous arrive d’avoir des suspicions sur certains quand on les voit nous doubler.



Cela arrive souvent?
Un peu moins depuis les contrôles positifs des Russes. On se rend compte que les temps sur les skis ont relativement baissé. Ils sont un peu plus normaux, je dirais. Et tant mieux, parce quand on ne se bat pas avec les mêmes armes que les autres, on ne peut pas être devant. Moi, je suis d’accord pour qu’on crée une téléréalité sur moi. On peut me suivre 365 jours par an. Y’a pas de problème. Je ne prends que de la vitamine C et de l’Efferalgan quand j’ai mal à la tête.

Leader de l’équipe de France masculine avec Vincent Defrasne, le Perpignanais n’hésite pas à dénoncer les pratiques de dopage dans son sport. Juste après l’annonce des contrôles positifs de trois Russes, il a dû affronter des menaces de mort sur son site Internet. Pas l’idéal pour s'aligner aux championnats du monde à Pyeongchang (Corée du Sud) en toute confiance. Avant le relais de dimanche, il est assuré de rentrer chez lui avec au minimum, un titre en relais mixte.

Quel bilan tirez-vous de vos mondiaux, après la fin des épreuves individuelles?
Assez correct. Je termine quatre fois dans les dix dont une fois à neuf dixièmes de la médaille. Evidemment, sur des championnats du monde, il n’y a que la médaille qui compte. Mais c’est quand même encourageant. Mes entraîneurs m’ont fait voir un classement de l’IBU (la fédération internationale) qui regroupe toutes les épreuves de cette semaine. Et je suis troisième derrière Bjoerndalen et Tchoudov. Ca veut dire que je ne suis pas loin.

Vous repartez quand même de Corée avec une médaille d’or autour du cou, en relais mixte…

C’est une super médaille. Elle fait vraiment plaisir à tout le monde. Nous, les athlètes, les coachs, les techniciens. C’est vraiment la victoire d’une équipe. On a un groupe très jeune qui bosse bien. Moi, je me considère un peu comme un ancien. Mais ça fait vraiment plaisir, puisque c’est ma seule médaille ici.

Les messages de menace inscrits sur votre site Internet vous ont peut-être perturbé?

Non ça va. Je ne le vis pas mal. Les menaces de mort, ça fait réfléchir. Surtout quand vous êtes auprès du public en permanence. Ici, il y a pas mal de supporters russes. Ils sont toujours au contact des athlètes. Mais j’ai pu m’expliquer avec les médias russes après la victoire dans le relais mixte. Je leur ai bien expliqué que je dénonce des pratiques et non des athlètes. Mais là-bas, les athlètes dopés passent pour des victimes, alors c'est compliqué.

Vous ne vous êtes pas rétracté…

Non, heureusement. Je n’ai pas à le faire. Ni à me justifier. Je ne suis pas tout seul à avoir parlé et reçu des menaces. On est six ou sept biathlètes à l’avoir fait, avec Bjoerndalen ou Roesch. On n’a pas peur de dire que ces gens (les dopés) sont des menteurs. Et même des voleurs. On a pris des positions et je ne vais pas me dégonfler. Ce serait leur donner raison. Mais bon, il ne faut pas non plus trop s'affoler. Entre les actes et les faits il y a une différence. Quand Kezman a jeté son maillot par terre, il a aussi dû recevoir des menaces.



Le dopage n’est pas tabou dans le biathlon…
Pas du tout. Tout ce que je dis sur mon site, c’est pas des conneries. On sait qu’il y a du dopage. Sur les courses, on en discute. Il nous arrive d’avoir des suspicions sur certains quand on les voit nous doubler.



Cela arrive souvent?
Un peu moins depuis les contrôles positifs des Russes. On se rend compte que les temps sur les skis ont relativement baissé. Ils sont un peu plus normaux, je dirais. Et tant mieux, parce quand on ne se bat pas avec les mêmes armes que les autres, on ne peut pas être devant. Moi, je suis d’accord pour qu’on crée une téléréalité sur moi. On peut me suivre 365 jours par an. Y’a pas de problème. Je ne prends que de la vitamine C et de l’Efferalgan quand j’ai mal à la tête.


Leader de l’équipe de France masculine avec Vincent Defrasne, le Perpignanais n’hésite pas à dénoncer les pratiques de dopage dans son sport. Juste après l’annonce des contrôles positifs de trois Russes, il a dû affronter des menaces de mort sur son site Internet. Pas l’idéal pour s'aligner aux championnats du monde à Pyeongchang (Corée du Sud) en toute confiance. Avant le relais de dimanche, il est assuré de rentrer chez lui avec au minimum, un titre en relais mixte.

Quel bilan tirez-vous de vos mondiaux, après la fin des épreuves individuelles?
Assez correct. Je termine quatre fois dans les dix dont une fois à neuf dixièmes de la médaille. Evidemment, sur des championnats du monde, il n’y a que la médaille qui compte. Mais c’est quand même encourageant. Mes entraîneurs m’ont fait voir un classement de l’IBU (la fédération internationale) qui regroupe toutes les épreuves de cette semaine. Et je suis troisième derrière Bjoerndalen et Tchoudov. Ca veut dire que je ne suis pas loin.

Vous repartez quand même de Corée avec une médaille d’or autour du cou, en relais mixte…

C’est une super médaille. Elle fait vraiment plaisir à tout le monde. Nous, les athlètes, les coachs, les techniciens. C’est vraiment la victoire d’une équipe. On a un groupe très jeune qui bosse bien. Moi, je me considère un peu comme un ancien. Mais ça fait vraiment plaisir, puisque c’est ma seule médaille ici.

Les messages de menace inscrits sur votre site Internet vous ont peut-être perturbé?

Non ça va. Je ne le vis pas mal. Les menaces de mort, ça fait réfléchir. Surtout quand vous êtes auprès du public en permanence. Ici, il y a pas mal de supporters russes. Ils sont toujours au contact des athlètes. Mais j’ai pu m’expliquer avec les médias russes après la victoire dans le relais mixte. Je leur ai bien expliqué que je dénonce des pratiques et non des athlètes. Mais là-bas, les athlètes dopés passent pour des victimes, alors c'est compliqué.

Vous ne vous êtes pas rétracté…

Non, heureusement. Je n’ai pas à le faire. Ni à me justifier. Je ne suis pas tout seul à avoir parlé et reçu des menaces. On est six ou sept biathlètes à l’avoir fait, avec Bjoerndalen ou Roesch. On n’a pas peur de dire que ces gens (les dopés) sont des menteurs. Et même des voleurs. On a pris des positions et je ne vais pas me dégonfler. Ce serait leur donner raison. Mais bon, il ne faut pas non plus trop s'affoler. Entre les actes et les faits il y a une différence. Quand Kezman a jeté son maillot par terre, il a aussi dû recevoir des menaces.



Le dopage n’est pas tabou dans le biathlon…
Pas du tout. Tout ce que je dis sur mon site, c’est pas des conneries. On sait qu’il y a du dopage. Sur les courses, on en discute. Il nous arrive d’avoir des suspicions sur certains quand on les voit nous doubler.



Cela arrive souvent?
Un peu moins depuis les contrôles positifs des Russes. On se rend compte que les temps sur les skis ont relativement baissé. Ils sont un peu plus normaux, je dirais. Et tant mieux, parce quand on ne se bat pas avec les mêmes armes que les autres, on ne peut pas être devant. Moi, je suis d’accord pour qu’on crée une téléréalité sur moi. On peut me suivre 365 jours par an. Y’a pas de problème. Je ne prends que de la vitamine C et de l’Efferalgan quand j’ai mal à la tête.

Leader de l’équipe de France masculine avec Vincent Defrasne, le Perpignanais n’hésite pas à dénoncer les pratiques de dopage dans son sport. Juste après l’annonce des contrôles positifs de trois Russes, il a dû affronter des menaces de mort sur son site Internet. Pas l’idéal pour s'aligner aux championnats du monde à Pyeongchang (Corée du Sud) en toute confiance. Avant le relais de dimanche, il est assuré de rentrer chez lui avec au minimum, un titre en relais mixte.

Quel bilan tirez-vous de vos mondiaux, après la fin des épreuves individuelles?
Assez correct. Je termine quatre fois dans les dix dont une fois à neuf dixièmes de la médaille. Evidemment, sur des championnats du monde, il n’y a que la médaille qui compte. Mais c’est quand même encourageant. Mes entraîneurs m’ont fait voir un classement de l’IBU (la fédération internationale) qui regroupe toutes les épreuves de cette semaine. Et je suis troisième derrière Bjoerndalen et Tchoudov. Ca veut dire que je ne suis pas loin.

Vous repartez quand même de Corée avec une médaille d’or autour du cou, en relais mixte…

C’est une super médaille. Elle fait vraiment plaisir à tout le monde. Nous, les athlètes, les coachs, les techniciens. C’est vraiment la victoire d’une équipe. On a un groupe très jeune qui bosse bien. Moi, je me considère un peu comme un ancien. Mais ça fait vraiment plaisir, puisque c’est ma seule médaille ici.

Les messages de menace inscrits sur votre site Internet vous ont peut-être perturbé?

Non ça va. Je ne le vis pas mal. Les menaces de mort, ça fait réfléchir. Surtout quand vous êtes auprès du public en permanence. Ici, il y a pas mal de supporters russes. Ils sont toujours au contact des athlètes. Mais j’ai pu m’expliquer avec les médias russes après la victoire dans le relais mixte. Je leur ai bien expliqué que je dénonce des pratiques et non des athlètes. Mais là-bas, les athlètes dopés passent pour des victimes, alors c'est compliqué.

Vous ne vous êtes pas rétracté…

Non, heureusement. Je n’ai pas à le faire. Ni à me justifier. Je ne suis pas tout seul à avoir parlé et reçu des menaces. On est six ou sept biathlètes à l’avoir fait, avec Bjoerndalen ou Roesch. On n’a pas peur de dire que ces gens (les dopés) sont des menteurs. Et même des voleurs. On a pris des positions et je ne vais pas me dégonfler. Ce serait leur donner raison. Mais bon, il ne faut pas non plus trop s'affoler. Entre les actes et les faits il y a une différence. Quand Kezman a jeté son maillot par terre, il a aussi dû recevoir des menaces.



Le dopage n’est pas tabou dans le biathlon…
Pas du tout. Tout ce que je dis sur mon site, c’est pas des conneries. On sait qu’il y a du dopage. Sur les courses, on en discute. Il nous arrive d’avoir des suspicions sur certains quand on les voit nous doubler.



Cela arrive souvent?
Un peu moins depuis les contrôles positifs des Russes. On se rend compte que les temps sur les skis ont relativement baissé. Ils sont un peu plus normaux, je dirais. Et tant mieux, parce quand on ne se bat pas avec les mêmes armes que les autres, on ne peut pas être devant. Moi, je suis d’accord pour qu’on crée une téléréalité sur moi. On peut me suivre 365 jours par an. Y’a pas de problème. Je ne prends que de la vitamine C et de l’Efferalgan quand j’ai mal à la tête.