Montpellier : Michel Der Zakarian et le MHSC, c’est fini

FOOTBALL L’annonce de la non-reconduction de l’entraîneur du MHSC a filtré dimanche

Jérôme Diesnis

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Après plusieurs semaines de discussion avec son président Laurent Nicollin, Michel Der Zakarian (à g.) a annoncé la fin de son aventure montpelliéraine, "d'un commun accord".
Après plusieurs semaines de discussion avec son président Laurent Nicollin, Michel Der Zakarian (à g.) a annoncé la fin de son aventure montpelliéraine, "d'un commun accord". — N. Bonzom / Maxele Presse
  • Après quatre ans passés sur le banc du MHSC, Michel Der Zakarian et Montpellier ont décidé de mettre fin à leur aventure « d’un commun accord », précise l’entraîneur.
  • Arrivé dans un club en grandes difficultés sportives, l’entraîneur l’a stabilisé dans le Top 10.
  • Le recrutement et l’avènement du duo Delort – Laborde symbolisent la transformation d’une équipe d’abord reconnue pour sa solidité avant d’être louée pour son évolution offensive.

Michel Der Zakarian l’a annoncé samedi aux joueurs dans le vestiaire. Quatre ans après son arrivée sur le banc du MHSC, il ne sera plus l’entraîneur de Montpellier la saison prochaine. « D’un commun accord avec le président, on a décidé d’arrêter cette aventure. J’ai passé quatre belles années au club », explique-t-il.

Les négociations avec Laurent Nicollin pour une prolongation de contrat avaient été ouvertes le 24 mars. A mesure que traînait leur issue, la fin de l’histoire semblait inéluctable.

Quatre saisons dans le Top 10

L’ancien international arménien a passé quatre saisons consécutives sur le banc du MHSC. Un record (codétenu par René Girard) dans un club où les entraîneurs ont souvent valsé au rythme des contre-performances ou des mésententes avec Louis Nicollin, le président historique de la Paillade.

En quatre saisons sous sa direction, Montpellier s’est installé dans la première partie de L1. Avec Der Zakarian, le MHSC a terminé entre la sixième et la dixième place, alors que son budget prévisionnel le positionnait plutôt dans la seconde partie de tableau. « J’ai récupéré le club alors qu’il était dix-septième. C’est la quatrième année où nous sommes dans les dix premiers, Je suis très content de mon parcours et de ce que j’ai fait », évoque l’ancien défenseur. Il a redonné de la cohérence au projet du club après des saisons post-titre marquées par des résultats en dents de scie et une très forte instabilité sur le banc.

« Il m’a fait énormément progresser »

En ouvrant le score face à Saint-Etienne (1-2), Andy Delort est venu le saluer. Avant de lui rendre hommage. « C’est quelqu’un que j’apprécie beaucoup. Ça fait trois ans qu’on travaille ensemble et il m’a fait énormément progresser. Je voulais le remercier ».

Le recrutement et la réussite du duo Delort – Laborde symbolisent l’ère Der Zakarian, l’évolution d’une équipe autrefois marquée par sa rigueur défensive et désormais louée pour attirance vers le but. « D’un visage très défensif quand il est arrivé, il a su évoluer vers une philosophie de jeu plus attrayante », note Bernard Mayot, ancien joueur du club et entraîneur d’équipes amateurs de la région.

Les pistes Lamouchi ou Dall’Oglio

Laurent Nicollin devrait s’exprimer rapidement sur les raisons de cette non-prolongation. La volonté de donner un nouveau souffle à l’équipe ne semble pas étrangère à cette décision. Pour le remplacer, plusieurs noms circulent.

Mais le président devrait rompre avec la tradition de s’entourer d’anciens du club. La piste Thierry Laurey semble donc peu probable. En revanche, celles menant à Sabri Lamouchi - qui a fini sa formation et débuté sa carrière professionnelle dans le Gard, à Alès -, libre depuis son départ de Nottingham Forrest ou Olivier Dall’Oglio sont plus crédibles.