Villeurbanne aimerait enfin être l'as des As

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La septième sera-t-elle la bonne ? Seul club avec Le Mans et Nancy à avoir participé à toutes les éditions de la Semaine des As, l'Asvel n'a encore jamais inscrit son nom au palmarès de cette épreuve qui a débuté hier, au Havre. Un succès lui permettrait d'être d'ores et déjà qualifié pour la prochaine Eurocoupe et de marquer les esprits dans l'optique des play-offs du championnat. « C'est notre objectif, annonce l'ailier Amara Sy. Si nous remportons le trophée, nous ne l'aurons pas volé. »

De fait, pour aller au bout, Villeurbanne devra faire face à un programme démentiel et remporter trois matchs en moins de 48 heures. « Il faut les prendre les uns après les autres et tout donner lors du premier, quitte à terminer à plat ventre », continue « l'Amiral ». Les Villeurbannais ont d'autant moins de raison de s'économiser qu'ils seront opposés, ce soir (20 h 30 sur Sport+), à Nancy, le champion de France en titre.

« C'est une petite finale avant la lettre et nous ne sommes pas plus favoris que Nancy, même si nous avons remporté 14 de nos 15 dernières rencontres de championnat, estime Vincent Collet dont la formation s'était inclinée de peu en Lorraine lors de la 1re journée de Pro A (76-73). Mais depuis, de l'eau a coulé sous les ponts. Nancy monte en puissance depuis son élimination en Euroligue et a retrouvé de la cohésion défensive. Victor Samnick, qui joue davantage depuis la blessure de Lamayn Wilson, y est pour beaucoup. « Il nous avait d'ailleurs posé beaucoup de problèmes en début de saison », note le coach rhodanien qui a déjà disputé trois finales de Semaine des As avec Le Mans, pour un succès en 2006. « Ce n'est pas la confiance qui permet de remporter des compétitions, mais l'agressivité. Il faut être mort de faim et se mettre dans la tête qu'il faudra batailler durant 40 minutes », ajoute-t-il. ■ S. M.