Un sommet du Top 14 aux allures de finale

Nicolas Stival

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C'est reparti ! Après trois semaines d'arrêt, le Top 14 redémarre ce week-end. Le Stadium accueillera dimanche (16 h 30, sur Canal +) l'affiche la plus prestigieuse de cette 17e journée entre le champion de France en titre et le finaliste malheureux clermontois. Quelque 36 000 personnes garniront une enceinte à guichets fermés, une première cette saison, foot et rugby confondus. « C'est toujours un honneur de jouer devant un stade plein, relève le 3e ligne aile Jean Bouilhou. Il va falloir se rassurer et retrouver notre jeu. Car nos dernières prestations n'ont pas été bonnes sur le plan comptable. »

Après quinze victoires d'affilée, série démarrée en septembre au lendemain de la défaite à Clermont, lors du match aller (16-6), les leaders du Top 14 restent sur trois rencontres sans victoire : un revers contre Glasgow (26-33) au stade Ernest-Wallon suivi d'un nul à Bath (3-3) en Coupe d'Europe, puis une défaite à Biarritz (17-13), en championnat. « Nous sommes dans une période qui, chaque année, est difficile pour nous », remarque Guy Novès. Le manager général évoque le stage de l'équipe de France suivi du Tournoi des VI Nations. Entre la suspension de Fritz et la blessure de Lecouls, Toulouse a déjà payé un lourd tribut aux Bleus. On peut y ajouter le manque de fraîcheur prévisible des Français Poitrenaud, Médard, Jauzion, Heymans, Dusautoir et Millo-Chlusky ou encore de l'Italien Perugini. Sept cadres qui regagneront leur sélection après cette rencontre. « C'est un exploit qui nous attend ce week-end », assure Novès. Car Clermont (4e), beaucoup moins sollicité par les différentes équipes nationales (Baby, Malzieu et Domingo chez les Bleus, Canale - forfait dimanche - avec l'Italie) reste en outre sur une série très positive de quatre victoires en Top 14. De quoi donner des idées aux Auvergnats, déjà vainqueurs au Stadium en avril dernier (11-23), avant de chuter deux mois plus tard en finale, à Saint-Denis (20-26). « Ce sera quasiment une rencontre de niveau international », juge Novès. Un véritable « test-match » que le champion de France jouera sans Byron Kelleher, le demi de mêlée néo-zélandais et idole du public toulousain, qui continue de soigner son genou gauche. ■