Du rififi dans les coulisses du Volley-ball Nantes Atlantique

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« C'est une aventure qui s'est mal passée. » Monique Bernard, la présidente du Volley-ball Nantes Atlantique, est à la fois déçue et en colère. Hier, elle a fait parvenir aux médias un communiqué laconique faisant part de la mise à l'écart du manager du club, Arnaud Lebert, arrivé cet été : « M. Lebert s'est présenté en tant qu'investisseur dans le monde du sport. Il a engagé le VBNA dans des investissements et n'a pas tenu ses engagements. »

Le désormais ex-manager du club s'explique : « J'ai fait la connerie de ne pas faire signer de contrat dès le début. Je suis un gros con qui a donné 30 000 euros depuis mon arrivée. Ils m'ont pris pour un mécène... J'ai mis de l'argent et je me fais foutre dehors. » Lebert donne, selon lui, les raisons de son renvoi : « Depuis quelques semaines, j'ai exprimé par mail très clairement que j'attendais d'eux, avant tout autre investissement financier de ma part, de formaliser ma situation comme convenu. » La présidente donne sa version : « Cette histoire de formalisation, c'est la porte de sortie qu'il a trouvée la semaine dernière. Mais il ne m'a, de toute façon, jamais présenté son projet par écrit depuis qu'il est là. »

En attendant, le VBNA doit continuer de tourner. « Oui, ça m'empêche de dormir, confie Monique Bernard. Car on avait établi le budget en fonction de ses promesses. Il nous laisse des ardoises à l'extérieur. Mais on va se serrer les coudes. On s'en sortira. » ■D. P.