Amélie Mauresmo plein gaz

TENNIS La Française s'impose pour la troisième fois à Paris-Coubertin...

A.P. avec agence

— 

Amélie  Mauresmo lors du l'Open Gaz de France de Paris le 14 février 2009.
Amélie  Mauresmo lors du l'Open Gaz de France de Paris le 14 février 2009. — Reuters

Il y a deux Paris pour Amélie Mauresmo. Celui de Roland-Garros, hostile et pavé de mauvais souvenirs, et celui de l’Open Gaz de France qui lui sied à merveille. A 29 ans, la Française inscrit pour la troisième fois son nom au palmarès du tournoi. Retombée au 24e rang mondial, Amélie Mauresmo s’impose en finale contre la Russe Elena Dementieva, numéro 4 à la WTA au terme d’un bras de fer de 2h30 (7-6 (9/7), 2-6, 6-4).

En pleurs après la balle de match, la Nordiste savourait à sa juste valeur son premier trophée depuis février 2007 et le tournoi d’Anvers. «Ca fait quand même un moment que je galère. Je ne savais pas si j'allais pouvoir revivre des moments comme ça», lâchait la Nordiste, sous l'énorme ovation du public de Pierre-de-Coubertin.

Trois Top 10 en trois jours


Cette victoire sur Dementieva parachève une semaine pleine pour Mauresmo. Tombeuse de la Polonaise Agnieszka Radwanska en quart et Jelena Jankovic en demi-finale, la Française s’offre trois joueuses du Top 10 en trois jours. Pas mal pour quelqu’un présenté sur le déclin.

Entraîné depuis le début de saison par Hugo Lecoq, Mauresmo récolte les fruits de son travail hivernal, qui lui a permis «d'entrer dans une nouvelle dynamique». Grâce au 25e titre de sa carrière, la joueuse s’assure un retour dans les 20 premières mondiales. Un retour qui va même jusqu’à ravir sa victime du jour: «Après toutes ses difficultés et ses blessures, je suis très contente pour elle qu'elle fasse son retour à la maison», se réjouit Elena Dementieva. Si elle maintien son niveau de jeu, Amélie Mauresmo a les clés pour retrouver «la maison» de l’élite du circuit.