Revivez la deuxième manche du slalom homme en live comme sous-les-flocons

R.S.

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Le skieur français Jean-Baptiste Grange, lors du slalom des championnats du monde de Val d'Isère, le 15 février 2009.
Le skieur français Jean-Baptiste Grange, lors du slalom des championnats du monde de Val d'Isère, le 15 février 2009. — D.Ebenbichler/REUTERS
De notre envoyé spécial à Val d'Isere,

A ce instant, pas grand monde voudrait être la place de Jacques Théolier. Le coach des Bleus chargé de piqueter la piste de Bellevarde pour la seconde manche du slalom, a vu ses deux leaders, Jean-Baptiste Grange et Julien Lizeroux se placer en position idéale pour décrocher une médaille à partir de 13h30. Et pourquoi pas le titre. Dans ces conditions, pas facile de concocter le tracé idéal. Celui qui est réputé pour ses parcours piégeux n'a peut-être pas intérêt à forcer sa nature.

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Avec respectivement 27 et 49 centièmes de retard sur le leader Manfred Pranger, les deux Français ont une alternative. Prendre des risques pour frapper un grand coup ou assurer le podium. «Dans la deuxième manche, il va encore falloir rester très calme, prévient Grange. Tout est possible, je suis en embuscade.» Un peu plus tard, son compère se disait «ravi d'avoir préservé l'essentiel. Et d'avoir pu arriver en bas.»

Pranger devant

Dimanche matin, les deux Bleus devaient avant tout résister à la pression, devant une foule qui ne demandait qu'à s'enflammer par une température de -11 degrés. En position d'ouvreur, «Jibé» partait pourtant dans l'inconnu. Attaquant prudemment le haut du parcours, le skieur de Valloire a ensuite lâché ses skis pour «rentrer dans sa manche et faire un gros bas». Tous ses concurrents, dont Julien Lizeroux, le vérifieront rapidement.

Le duel France-Autriche tant attendu a tourné à l'avantage des Bleus. Trois des cinq membres de la "Wunderteam" cités pour la victoire, (Herbst, Hirscher et Matt) sont déjà hors course, victimes de leurs fautes de carre sur la face de Bellevarde. Derrière Manfred Pranger, l'unique représentant des Rouge et Blanc encore sur ses skis et le suédois Brolenius, Grange et Lizeroux doivent désormais miser sur une grande deuxième manche pour décrocher une médaille. Ils ont en tout cas tous les atouts pour le faire.