Mais qui es-tu Sam Davies?

VOILE L'Anglaise de Portsmouth est arrivée aux Sables dans la nuit de vendredi à samedi. Elle a mis 95 jours pour faire le tour de la planète...

M. Go.

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Sam Davies échoue finalement à la quatrième place du Vendée Globe (Marc Guillemot qui disposait d’une compensation de 50 heures par rapport à Davies est arrivé après elle mais finit au troisième rang). Il y a cependant au moins un domaine dans lequel elle a surpassé tous ses adversaires: c’est elle qui a reçu le plus de mails de soutiens sur le site du Vendée Globe. Sam Davies est une des stars de ce Vendée.

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A travers ses images en direct des Tropiques, ses vidéos parfois émouvantes, quelque fois absurdes, ses témoignages enjoués, la jeune Anglaise a su mieux que quiconque  faire partager son expérience à un public de passionnés accrochés au site Internet de la course. «Je suis triste car c'est ma dernière vacation, j'aime bien les vacations...», a-t-elle avoué vendredi après-midi, à une douzaine d’heures de son arrivée aux Sables d’Olonne.

94 jours plus tôt, quelques heures après être partie, elle est la première à envoyer une vidéo au cœur de la tempête qui décime une partie de la flotte.



Sam Davies - à bord
envoyé par 20Minutes

 
Faire sa course vendeeglobe
 
Derrière ces petites tranches de vie se cache un marin redoutable. Alors que tant d’autres vieux grognards ont subi les aléas d’une course cruelle, Davies a réalisé le tour du monde dont  elle avait rêvé. Pas forcément un hasard ni un coup du sort de ses chaussettes rouges porte-bonheur. «Ma priorité, c'était de faire avancer le skipper avant de faire avancer le bateau», a expliqué Davies vendredi. Si Guillemot avait terminé derrière elle, la jeune Anglaise aurait été  la deuxième femme à grimper sur le podium du Vendée (sur 5 participantes) après Ellen Mac Arthur, deuxième en 2000-2001. Ce qui place le niveau de son Tour du monde.
 
Formée à l’école du Figaro (3 participations), Sam Davies qui habite depuis des années en France est bien connue des skippers bretons avec qui elle navigue.  «Sam est quelqu’un de très perfectionniste. Elle s’entraîne beaucoup», raconte Thierry Chabagny, qui la côtoie au Pôle Course au large de Port-la-Forêt. Loin d’être une acharnée, elle a aussi su s’adapter à sa situation. Surtout avant la course en achetant un bateau mythique: le  PRB de Michel Desjoyeaux puis de Vincent Riou, qui avait gagné les Vendée 2000-2001 puis 2004-2005. «Mon bateau est génial, je n'avais pas beaucoup d'expérience sur 60 pieds quand je l'ai pris. Et c'était top, car il m'a permis de beaucoup naviguer, et du coup, de beaucoup m'entraîner», a expliqué la navigatrice. Pendant 95 jours 4 heures 39 minutes et 1 seconde, la jeune femme originaire de Portsmouth a réalisé sa course, regardant les leaders s’étriper sans jamais s’en réjouir. La voilà au pied du podium, une place sur laquelle personne n’aurait jamais osé parier. Surtout pas elle.