La défense des Canaris est mal à droite

David Phelippeau

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Dans la course au maintien, le FC Nantes (13e) se rend à Valenciennes (19e), un concurrent direct au maintien, avec une belle pointe de côté. La douleur se situe sur le flanc droit. Ibrahim Tall (cuisse) et Guillaume Moullec (genou) blessés, Elie Baup, l'entraîneur nantais, se retrouve dans l'embarras. Le problème s'était déjà présenté à lui la semaine dernière pour la réception de Paris. Baup avait alors placé le gaucher Loïc Guillon à droite de la défense. Sans garantie et pour les Canaris, sans grande réussite, le FC Nantes s'étant incliné (4-1) face au PSG.

La veille de la rencontre, Elie Baup s'était toutefois renseigné sur Florian Martineau, un jeune de CFA 2. Laurent Guyot, le coach de la réserve, lui aurait déconseillé de lancer le joueur, tout juste âgé de 19 ans, dans le grand bain, au motif que Martineau lui semblait encore un peu tendre. Cette semaine, Baup a testé, observé et tiré des conclusions. Kevin Das Neves - titulaire une seule fois cette saison lors de la première journée à Auxerre (2-1) - occupera ce poste de latéral droit. Hier, l'entraîneur nantais a fini par avouer la future titularisation de Das Neves, mais avant cela, il a déploré qu'aucun jeune de la formation ne puisse pallier ces absences. « Je fais le même constat que Laurent Guyot, explique l'homme à la casquette. Les jeunes testés (Suric et Négo entre autres) ne peuvent pas jouer en Ligue 1. De manière générale, il n'y a pas beaucoup de jeunes de CFA 2 qui sont prêts pour l'élite... » Un constat qui semble l'inquiéter. « A Nantes, il y a des jeunes en équipe de France jusqu'à 17 ans, et après plus rien. Il faudrait voir, comme cela a toujours été le cas, des joueurs du FCN dans les sélections espoirs (entre 18 ans et 22 ans)...»

En attendant, au-delà du souci au poste de latéral droit, les Canaris jouent gros, demain, dans le Nord. Le coach nantais s'attend à « un match difficile dans un contexte particulier de lutte pour le maintien ». « Il ne faut pas revenir avec zéro point », conclut-il. ■