Revivre le Géant homme en live comme-sous-les-flocons

Romain Scotto pour l'avant-live, M. Go. pour le live

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Le skieur français Jean-Baptiste Grange, après la descente du super-combiné des championnats du monde de Val d'Isère, le 9 février 2009.
Le skieur français Jean-Baptiste Grange, après la descente du super-combiné des championnats du monde de Val d'Isère, le 9 février 2009. — D.Balibouse/REUTERS
De notre envoyé spécial à Val d'Isère,

Bien sûr, il n'a pas oublié cette porte enfourchée. Cette spatule rebelle qui déraille et embarque sa jambe sur la mauvaise pente lors du slalom du super-combiné. Mais la déception a vite été évacuée. A nouveau souriant sous son épais cache-oreille en laine, le leader des Bleus se dit prêt à enchaîner. Sans rien bouleverser à ses habitudes. «Je n'ai jamais douté parce que le ski est là. J'ai répondu présent. Je ne vais pas tout remettre en question. Si j'étais déçu, c'est parce que la journée était longue et qu'il n'y avait rien au bout.»

Vendredi aussi la journée sera longue, avec deux manches de géant plutôt éprouvantes sur Bellevarde. Face à des spécialistes comme Benni Raich, Ted Ligety ou Didier Cuche, il ne sera pas le skieur le plus attendu. Et cette position pourrait bien lui convenir. Délesté du poids de la course qui pèsera sur lui dimanche lors du slalom, le Mauriennais promet de jouer «(sa) chance à fond. Il ne faut rien lâcher. Julien l'a montré lundi.»

«Un petit basket pour se détendre»


Depuis trois jours, Grange met à profit son temps libre pour se ressourcer et retrouver les bases techniques du géant. A l'écart de l'agitation de la station avaline, il était dès mardi à Courchevel pour s'exercer sur un tracé identique à celui de vendredi. Pour le reste, il n'a pas quitté ses trois potes d'entraînement, Thomas Fanara, Gauthier De Tessières et Cyprien Richard, également ambitieux avant la course. «Ces journées de repos nous font du bien, avoue Grange. J'aime dormir et j'en ai profité. On s'est aussi fait un petit basket. Ca détend».

Vu son relâchement, le chef de file des Bleus semble donc armé pour se relever. Il y a quelques semaines, dans la même discipline et sur cette même piste, le skieur de Valloire n'était pas si loin des meilleurs. Une seule petite faute l'avait l'époque relégué à la 16e place. «C'est une piste pour les techniciens poursuit celui vers qui tous les regards se braquent à Val d'Isère. Il n'y a pas de porte piège. Il faudra être rigoureux. Les guerriers seront devant.» Un profil qui lui ressemble étrangement.