Worley, le retour de bâton

SKI En perdant un bâton en seconde manche, la Française a vu ses espoirs de médaille s'envoler...

Romain Scotto

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La skieuse française Tessa Worley, lors du géant des championnats du monde de Val d'Isère, le 12 février 2009.
La skieuse française Tessa Worley, lors du géant des championnats du monde de Val d'Isère, le 12 février 2009. — F.Coffrini/AFP
De notre envoyé spécial, à Val d'Isère,

C'est l'une des premières règles qu'on apprend aux enfants. Ne jamais mettre ses doigts dans une porte. A l'avenir, la jeune Tessa Worley devrait s'en souvenir. En passant maladroitement sa main entre les deux piquets, elle a non seulement perdu l’un de ses bâtons, mais aussi ses rêves de médaille. Malgré sa mésaventure du début de course, la skieuse du Grand Bornand a malgré tout tenu à franchir la ligne d'arrivée, limitant la casse avec une prometteuse 7e place.

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«Je voulais arriver en bas. Je me suis fait plaisir quand même. En fait, je mets le bras dans la porte et le bâton s'enlève, voilà. Ca me retourne un petit peu, mais c'est pas grave.» Lorsqu'elle observe la nouvelle championne du monde, l'Allemande Kathrin Hoelzl récupérer sa médaille, devant Tina Maze et Tania Poutiainen, la Française ne peut malgré tout cacher son amertume. Car après une première manche prometteuse, elle ne pointait qu'à quarante centièmes du podium.

Trop d'envie


Pas vraiment aidée par une piste plutôt revêche sur le haut du parcours, Worley a très mal débuté sa course, commettant plusieurs fautes dès les premières portes. L'explication semble limpide: «Je suis partie un peu à l'envers. J'en ai peut-être trop fait. Ca me fait faire des fautes, et puis après, le bâton... J'avais pas envie d'avoir cette pression, de rester coincée. Je me suis surmotivée. Peut-être un peu trop.»

Si elles ont laissé filer le podium, les Françaises s'offrent un joli tir groupé dans le top 20. Derrière Tessa Worley, Taina Barioz, (11e) Olivia Bertrand (13e) et Marion Bertrand (17e) réalisent toutes une place satisfaisante. Au final, les entraîneurs français sont bien plus ravis que leurs compères autrichiens, dépités après la faillite en deuxième manche de la favorite, Kathrin Zettel, seulement sixième à l'arrivée.