Les Jaune et Vert ont la joue bien rouge

David Phelippeau

— 

La semaine dernière, on l'avait senti agacé par certaines questions laissant sous-entendre que le FC Nantes avait les moyens de viser peut-être plus haut. « Il faut se garder de chanter trop vite, on pourrait vite déchanter ! », avait prévenu l'entraîneur Elie Baup. Visionnaire ? Non, réaliste tout simplement. Au Mans, les Canaris avaient survolé les débats (victoire 2-0). Samedi soir à la Beaujoire, contre le Paris-Saint-Germain, ils ont coulé à pic.

Le FC Nantes (12e) suit la trajectoire incertaine d'une formation qui joue le maintien. Et Baup ne se prive pas de le rappeler : « On sera toujours une équipe qui devra lutter pour obtenir des points... » Encore davantage après ce week-end durant lequel plusieurs concurrents à la survie en L1 (Saint-Etienne, Auxerre ou Le Havre) l'ont emporté... Samedi soir, les Canaris sont tombés « sur plus forts » qu'eux, dira Yoann Poulard. Pour autant, Baup ne dédouane pas ses joueurs : « Quand on prend quatre buts, ça ne fait jamais rigoler, et ce, même si on sait que Paris est supérieur... » Bien que les absences de N'Daw, Tall, Moullec et Bagayoko aient pesé très lourd, l'homme à la casquette n'a guère goûté l'attitude générale de son équipe : « C'est un non-match global. La ligne des quatre défenseurs a fait un des matchs les plus ridicules jamais réalisés... »

Quelques minutes après la claque, Djamel Abdoun avait synthétisé à sa manière la prestation : « On s'est fait dessus, c'est tout ! On les a regardés jouer. Contre ce genre d'équipe, si tu fais ça, t'es mort ! » En attendant, le FCN est toujours bien vivant. Avec un déplacement à Valenciennes, puis la réception de Caen et Grenoble, « on va en savoir davantage sur le FCN », conclut Jérôme Alonzo. ■