Harry Roselmack: «Je remets le kimono de temps en temps»

INTERVIEW Rencontre au bords des tatamis avec le présentateur du JT de TF1...

Propos recueillis par Florent Bouteiller

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SIPA
Vous venez chaque année au Tournoi de Paris. Qu’avez-vous pensé de cette première journée où les judokas français ont remporté huit médailles (une or, quatre d’argent et trois de bronze)? 

C’est la première fois qu’il y a autant de français sur le podium en une seule journée. Mais ce n’est pas fini, dimanche, il y a Teddy Riner et Lucie Decosse. Je suis vraiment heureux que Dimitri se soit imposé hier face à son public car j’aime son judo explosif. Avec lui, il n’y a pas de petites victoires, ça jaillit de partout. Et en plus il fait le show !

Cette année, il n’y avait pas de repêchages. Vous trouvez que c’est une bonne chose pour le judo?

J’avais très peur de ces nouvelles règles mais je m‘aperçois que ce n’est pas si mal. Si les athlètes ne veulent pas perdre, ils doivent tout donner. Logiquement, on obtient des combats avec plus d’enjeux, donc plus engagés. Et puis il faut dire que ça ne change pas fondamentalement les choses. Les favoris étaient dans carré final presque à chaque fois samedi.

Comme aux championnats du monde toutes catégories à Levallois, les basses ont retenti entre chaque combat. C’est un plus selon vous?

Disons que ça rend le judo plus attractif pour les néophytes. Personnellement, je n’aime pas quand le volume est poussé à fond, surtout pendant les combats. C’est une boîte d’évènementiel qui assure le show pour rendre le judo plus populaire. Pour moi, la meilleure promotion du judo, ce sont les beaux champions. On a eu la chance d’avoir Rey et Douillet pendant un temps, maintenant, on a une belle relève avec Riner, Decosse, Dragin ou encore Ribout… ce sont eux qui font la meilleure promotion pour notre sport.

Vous êtes ceinture noire de judo. Vous avez le temps de remonter sur les tatamis?

Je remets le kimono de temps en temps avec des amis judokas qui sont cadres de l’équipe de France féminine. Avant je m’entraînais beaucoup car je faisais chaque année les championnats de France (cadets et junior). Maintenant, c’est plus occasionnel, mais c’est toujours le même plaisir de combattre et d’arriver à faire tomber.