David Sommeil entame un nouveau combat

FOOT L'accident cardiaque du footballeur valenciennois n'est pas considéré comme un accident du travail...

Antoine Maes (avec François Launay)

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Sochaux's forward Kandia Traore (R) vies with Valenciennes's defender David Sommeil (L) during their French L1 football match, 26 January 2008 at the Bonal stadium in Sochaux. AFP PHOTO JOHANNA LEGUERRE
Sochaux's forward Kandia Traore (R) vies with Valenciennes's defender David Sommeil (L) during their French L1 football match, 26 January 2008 at the Bonal stadium in Sochaux. AFP PHOTO JOHANNA LEGUERRE — AFP PHOTO JOHANNA LEGUERRE

C'était le 20 août 2008, c'était il y a une éternité. Victime d'un malaise cardiaque à l'entraînement, le défenseur central valenciennois David Sommeil était plongé dans un coma duquel il n'est sorti que le 4 septembre. Depuis, le Guadeloupéen a remonté la pente, se soignant dans un centre adapté de Lille.

Aujourd'hui, il est en convalescence dans la région de Bordeaux, club dont il a porté les couleurs, et ne souhaite pas s'expliquer dans les médias. A 34 ans, sa carrière est entre parenthèses, mais il dispute un tout autre match, et sur un terrain qui n'est pas le sien. Car David Sommeil, comme n'importe quel salarié, se bat pour toucher une indemnité à la hauteur de ses attentes.

Arrêt maladie

N'ayant pas été reconnu comme victime d'un accident du travail, David Sommeil est considéré comme étant en arrêt maladie. Mais comme pour n'importe quel employé, son salaire est censé être pris en charge à parts égales par la Sécu et par le club. Dans le cas des footballeurs professionnels, la prise en charge est plafonnée.

Même avec cette limite, la CPAM de Tourcoing, dont dépend Sommeil, n'aurait fait aucun versement depuis septembre. La CPAM dément, et précise lundi matin qu'il a touché au maximum 46,21 euros par jour de septembre à décembre, et qu'il touchera 49 euros par jour pendant trois ans ensuite.

Accidenté ou pas?

Le joueur a fait appel de la non-déclaration d'accident du travail, et un deuxième expert de la Sécurité sociale l'examinera cette semaine. «Son malaise est arrivé pendant un entraînement, c'est étonnant que ça ne soit pas reconnu comme un accident du travail», souligne Decourrière.

 A court terme, personne n'est vraiment embêté par la situation actuelle. La Sécu n'a pas déboursé un centime. Le club ne verse que 50 % d'un des beaux salaires de son effectif.

Et David Sommeil n'a pas subi d'un coup une baisse drastique de ses revenus, puisque la Convention Collective Nationale du Sport impose aux clubs d'adhérer à un régime de prévoyance. Mais il sera en fin de contrat en juin. Le VAFC ne sera plus légalement tenu de lui verser son salaire.

Et si le second expert reclasse David Sommeil en accidenté du travail, la CPAM devrait prendre en charge tout ou partie de son salaire valenciennois selon le degré d'invalidité. Une sacrée charge pour la CPAM de Tourcoing.