« Je vais dans un club où j'ai une chance de jouer »

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Pourquoi quittez-vous le Racing ?

Ici, ça allait devenir compliqué avec toutes les recrues des derniers jours. Je ne voulais plus patienter sur le banc de touche, je voulais jouer. Eibar est un club qui m'a vu quand je jouais à Ferrol [de janvier à juin 2008]. Ils ont contacté mes agents pour voir si ça pouvait m'intéresser.

Vous quittez un club qui joue la montée pour une équipe qui joue le maintien ?

Oui, mais je vais dans un club où j'ai plus de chance de jouer. En cas de montée du Racing, je n'aurai plus fait partie du navire [en fin de contrat, aucune prolongation ne lui a été proposée]. Là, je joue ma carte personnelle et ma carrière. Il n'y a pas de sentiment.

Le championnat espagnol semble vous plaire...

Oui, je garde un très bon souvenir de mes six mois à Ferrol. C'est un championnat que je connais, je maîtrise la langue, je n'ai aucune appréhension.

Vous avez vécu une drôle d'histoire avec le Racing, n'est ce pas ?

Elle est un peu bizarre. Depuis que j'ai signé pro (en 2006), je n'ai été que six mois à Strasbourg, cette saison. Paradoxalement, ces six derniers mois sont ceux où j'étais le mieux dans ma tête où ça s'est le mieux passé.

Quels sont vos meilleurs souvenirs au Racing ?

J'ai passé de super années au centre de formation. François Keller m'a beaucoup appris, m'a fait progresser. Je retiens aussi mon premier but en pro. Je m'en souviens bien, c'était en Coupe UEFA face à Bâle (2-2). Et il y a aussi mon premier but en Ligue 1, face à l'Olympique de Marseille et Fabien Barthez. ■ recueilli par Floréal Hernandez