Malgré les dérapages, Val d'Isère lance ses Mondiaux

SKI Les championnats du monde de ski alpin débutent mardi dans la station savoyarde...

R.S.

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Le Français Jean-Baptiste Grange à l'entraînement lors de la Coupe du monde de ski alpin à Chamonix, le 24 janvier 2008.
Le Français Jean-Baptiste Grange à l'entraînement lors de la Coupe du monde de ski alpin à Chamonix, le 24 janvier 2008. — J-P. PELISSIER / REUTERS

Le temps des doutes et questions est définitivement oublié. Hormis une météo capricieuse, rien ne peut désormais perturber l’événement planétaire que s’apprête à accueillir Val d’Isère. Là-haut, à 1.850 mètres d’altitude, la station de la Haute-Tarentaise n’attend plus que la cérémonie d’ouverture, lundi soir, pour lancer ses championnats du monde de ski, quarante-sept ans après ceux de Chamonix.

Mardi après-midi les géantistes féminines donneront les premiers coups de bâton d’une compétition qui s’étendra sur deux semaines et réunira 350 athlètes issus de 60 nations pour dévaler les deux pistes mythiques de la station. Les femmes d’un côté sur le massif de Solaise. Les hommes de l’autre, sur la face de Bellevarde, qui a déjà accueilli les Jeux Olympiques et plusieurs manches de Coupe du Monde.

Plusieurs mois d’indécision

Car c’est cette expérience des grands rendez-vous qui a poussé la fédération internationale à offrir à la France l’organisation de l’un des événements les plus prestigieux du cirque blanc. Entre querelles de clochers, reports de travaux, élections municipales et rivalités familiales, Val d’Isère a pourtant failli ne jamais voir débarquer tout le barnum du ski alpin.

Il y a tout juste un an et demi, Jean-Claude Killy, l'icône de la station, envoyait une lettre au maire annonçant sa démission du poste de président exécutif du comité d'organisation en raison «d’une accumulation de frustrations, du refus (des élus locaux) de coopérer, et d’une mauvaise volonté notoire». Cette décision qui inquiète alors la FIS et pousse l'Etat à nommer un haut fonctionnaire, Jean-Luc Fabre, à la tête du comité. Dans la foulée, de nouveaux conseillers municipaux «pro-championnats» sont élus.

Avant les JO?


Le retour des épreuves de Coupe du monde en février apporte à son tour une touche de sérénité. Lors de sa visite, la secrétaire générale de la FIS, Sarah Lewis, se dit «impressionnée», avant que la répétition générale du mois de décembre rassure définitivement les officiels. «Il était évident qu'un jour les disputes allaient s'arrêter pour que nous collaborions tous en vue de la réussite de ce grand événement. Je ne vois pas comment la France n’aurait pas été capable d’organiser les championnats du monde.» Pour une nation qui vise l’organisation des Jeux d’hiver de 2018, c’est bien le minimum.

Le programme:

Lundi 2 février (18h45): Cérémonie d'ouverture
Mardi (13h00): Super G dames
Mercredi (11h00): Super-G messieurs
Vendredi (11h00-14h00): Super Combiné dames
Samedi (11h00): descente messieurs
Dimanche (13h00): descente dames
Lundi (10h00-14h00): Super Combiné messieurs
Mercredi (11h00) : Course par équipe des nations
Jeudi (10h00-13h30): Slalom géant dames
Vendredi (10h00-13h30): Slalom géant messieurs
Samedi (10h00-13h30): Slalom dames
Dimanche (10h00-13h30): Slalom messieurs
(15h30): Cérémonie de clôture