Vendée Globe : Thomson résiste à Ruyant... Troussel bien arrivé au Cap-Vert... Le journal de la course

VOILE Une grosse partie de la flotte est désormais dans l'hémisphère sud

W.P.

— 

Le mât de Nicolas Troussel n'a pas tenu la distance.
Le mât de Nicolas Troussel n'a pas tenu la distance. — Sebastien SALOM-GOMIS/SIPA

A chaque fois, on pense qu’il va craquer et à chaque nouveau pointage il reste en tête. Alex Thomson navigue sous la pression de Thomas Ruyant​ depuis 24 heures mais garde son statut de leader du Vendée Globe au large des côtes brésiliennes. Troisième, Charlie Dalin reste à moins de 50 miles du Gallois sur Hugo Boss. La descente vers le cap de Bonne Espérance promet d’être riche en suspense.

Le classement à 9h

1) Thomson (Hugo Boss)

2) Ruyant (LinkedOut), à 8 miles

3) Dalin (Apivia), à 49 miles

4) Le Cam (Yes We Cam !), à 190 miles

5) Escoffier (PRB), à 237 miles

Du monde dans l’hémisphère Sud

Près de la moitié de la flotte a passé la ligne symbolique de l’équateur. La dernière à l’avoir fait est Isabelle Joschke, sur MACSF. Elle devrait être très vite suivie du trio Attanasio, Cremer et Roura, au coude à coude depuis plusieurs jours. La course dans la course, comme on dit. On a envie de se mouiller et dire que Jérémie Beyou sera le dernier à atteindre l’hémisphère sud, mais au train où il est reparti, il peut tout à fait nous surprendre. Le skippeur sur Charal est déjà sur le point de dépasser la pointe sud-est du Portugal. Alors peut-être ? !

Nicolas Troussel arrivé à bon port

Tout va bien pour Nicolas Troussel (Corum) après son abandon sur démâtage. Le skippeur a posé au mouillage son Imoca jeudi après-midi après trois jours de traversée au moteur vers les îles du Cap-Vert et plus précisément les pontons de Mindelo, la deuxième ville de l’archipel. Les données sur le démâtage de Troussel sont attendues avec impatience par le reste de la flotte car il suscite de nombreuses questions – il est intervenu par temps plutôt favorable – ce qui pourrait expliquer la prudence de certains skippeurs en tête de course.

Clarisse Cremer en mode apprentissage

La jeune navigatrice sur Banque Populaire n’a qu’une ambition pour son premier Vendée Globe : le finir en faisant si possible bonne figure. Pour le moment, la Parisienne tient le bon bout mais elle n’en finit pas d’en apprendre dans le Pot au noir. « Ces quelques jours m’ont permis de voir qu’on peut aussi profiter et de me rendre compte que la navigation n’est pas toujours si éprouvante et surtout redevenir plus lucide sur la gestion du bateau. Parfois, il arrive de ne pas faire de manœuvre pendant un voire deux jours et souvent, après deux jours sans rien faire, j’ai l’impression de ne plus savoir comme faire. Je pense qu’il faut rester actif en permanence sur ces bateaux et trouver son rythme. »