Bath ou mourir pour le Stade Toulousain

JULIEN CARRERE

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« On jouait pour un quart à la maison, on jouera finalement un huitième à l'extérieur ». Jean Bouilhou, le capitaine toulousain, résume parfaitement les conséquences de la défaite des siens, samedi dernier, face à Glasgow (26-33). Bien partis pour finir dans les quatre meilleurs premiers - et donc jouer leur quart de finale à domicile - avant la rencontre face à des Ecossais qui n'avaient pas remporté le moindre match cette saison en coupe d'Europe, les hommes de Guy Novés sont désormais dans l'obligation de gagner à Bath dimanche.

Un véritable huitième de finale chez le nouveau leader de la poule (20 pts contre 18 pour Toulouse) après sa victoire à Newport (15-12), hier. Un revirement de situation pas vraiment prévu et qui fait un peu tâche. « Ça nous pendait au nez à force d'être encensé, mais je dois reconnaître que je suis encore abasourdi par autant de laxisme de notre part », souffle Guy Novés, le manager général toulousain.

Tout aussi déçu, Fabien Pelous, l'ancien capitaine emblématique des Bleus, n'a pas cherché longtemps les raisons de cette retentissante bavure : « Nous sommes entrés sur la pelouse avec un sentiment de supériorité. Or, il ne suffit pas de porter le maillot du Stade Toulousain pour avoir match gagné ».

15 victoires de rang, fin de série...

Après quinze succès consécutifs toutes compétitions confondues, voici le Stade Toulousain brutalement ramené à la dure réalité du terrain. « Cela fera partie des mauvais souvenirs de ma carrière et de celle des joueurs », avoue Guy Novés, le manager Rouge et Noir. Seul moyen pour atténuer en partie sa déception : prendre le quart à Bath. « Nous ne sommes pas c... On a pris une bonne claque, on ne va pas s'amuser à tendre l'autre joue à Bath, dimanche », conclut à sa façon Cédric Heymans, l'ailier international français. ■