Gries n'a pas à rougir de sa défaite

Floréal Hernandez

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Une standing ovation a accompagné le coup de sifflet final. Les applaudissements sont descendus pendant de longues minutes des tribunes pour féliciter les Griesois, alignés au milieu du terrain. Pourtant, le Petit Poucet alsacien de la Coupe de France s'est incliné hier soir face à Cholet (91-72). Mais les joueurs de 4e division ont tenu pendant quinze minutes la dragée haute aux professionnels du Maine-et-Loire, derniers français en Coupe d'Europe. « On a pris du plaisir, mais on en a donné aussi », se réjouit Michel Villemin, encore essoufflé.

Dès l'entame, les gars d'Olivier Bady et leurs 2 000 supporters ont été en communion. A chaque panier marqué, une salve d'applaudissements jaillit. A chaque raté, un cri de déception. « C'était puissant », avoue l'ailier de Gries. « Dès 18 h 15, la salle était à moitié pleine. Je n'avais jamais connu ça. C'était génial, de la folie », poursuit Hervé Huttel, auteur de 16 points.

Les Bas-Rhinois ont entretenu cette folie pendant près de deux quart-temps. Pierrick Lazare a provoqué les premiers cris avec ses deux paniers. Les décibels ont augmenté quand les Griesois ont recollé les Choletais, passant de 18-31 à 35-35 en l'espace de cinq minutes (15'). Quand les pros ont enfin fait parler leur puissance, l'écart s'est creusé irrémédiablement jusqu'à atteindre les 19 points. ■