Le Racing sur un terrain glissant

Floréal Hernandez

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N'est pas Brian Joubert qui veut. Les joueurs du Racing ne sont pas des virtuoses du triple axel ou du double lootz. Pourtant, avoir quelques notions de patinage leur aurait peut-être permis de moins glisser et de venir à bout de Dijon (0-0), samedi, sur la pelouse gelée de la Meinau. « Franchement, ce n'était pas évident sur ce terrain. On n'avait pas d'appui, on ne pouvait pas se jeter pour tacler. La prise de risque était impossible. Des crampons moulés ou vissés, ça ne changeait rien », explique Pierre Ducrocq, fataliste.

« Le gel met en difficulté l'équipe qui fait le jeu », poursuit Jean-Marc Furlan, l'entraîneur du Racing, pour expliquer le peu d'initiatives développées par les Strasbourgeois. Le défenseur central reconnaît, lui, que la mauvaise copie rendue est aussi due à « un manque de volonté, de rage. On n'a pas réussi à se transcender. » Dans le discours de Jean-Marc Furlan, on perçoit une pointe d'inquiétude pour la suite du mois de janvier. « On a vu que la compétition nous a fait défaut. Les entraînements ne suffisent pas. » Son effectif non plus, semble-t-il. « On est en déficit de taille et de poids au niveau athlétique », avoue le coach. Un appel du pied à ses dirigeants pour obtenir un renfort offensif de poids. Ce ne sera pas le Clermontois Mickaël Poté, l'offre strasbourgeoises étant loin de satisfaire les Auvergnats.

Sans match depuis le 22 décembre, le Racing va enchaîner dès jeudi avec une nouvelle joute de Ligue 2 en se déplaçant chez Reims, la lanterne rouge. Trois jours d'entraînement seront-ils suffisants pour retrouver de l'impact physique ? « Je ne sais pas. Mais on peut aussi gagner des matchs dans la douleur, comme en début de saison. On a les compétences pour », avance Jean-Marc Furlan. Des aptitudes perdues au fil de la saison, car les Strasbourgeois n'ont pris que 11 points lors des 10 derniers matchs. ■