Le Stade Français dit lui aussi au revoir à l'Europe

RUGBY Au mieux, la France ne comptera qu'un seul représentant en quart de finale de la Coupe d'Europe...

R.S.

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Brian Liebenberg (au centre) entouré des joueurs de Llanelli lors de la défaite du Stade français, le 18 janvier 2009 en Coupe d'Europe.
Brian Liebenberg (au centre) entouré des joueurs de Llanelli lors de la défaite du Stade français, le 18 janvier 2009 en Coupe d'Europe. — Ollygreenwood/AFP

Pour certains, l’issue du problème était connue d’avance. Pour d’autres en revanche, les défaites du week-end relèvent de la mauvaise blague. D’une douche froide du début d’année pas vraiment envisagée. A une semaine de l’ultime journée de la Coupe d’Europe, le constat est pourtant désolant. Seul Toulouse est en mesure de représenter la France en quart de finale de la compétition.

Après Biarritz, Castres, Clermont, Montauban et Perpignan, le Stade Français a laissé filer dimanche ses ultimes rêves européens en s’inclinant lourdement sur la pelouse de Llanelli (31-17). Pour espérer, les Parisiens devaient arracher aux Scarlets une victoire bonifiée. Un scénario totalement improbable, vue la prestation désastreuse des joueurs d’Ewen McKenzie en terre galloise. Constamment sous pression face à une équipe qui n’avait plus gagné en Coupe d’Europe depuis près de dix mois, ils ont vu à trois reprises leurs adversaires débouler derrière la ligne d’essais, sans jamais pouvoir tenir leur rang.

Un huitième de finale à Bath

Avec seulement 11 points glanés en cinq matchs, les Parisiens sont condamnés pour la deuxième année consécutive à suivre de chez eux la suite des événements. Une sanction qui n’a pas encore frappé le rival du Sud-ouest, le Stade Toulousain. Mais en s’inclinant lui aussi, à domicile face à Glasgow (33-26) samedi, les joueurs de Guy Novès trembleront jusqu’au bout.

Pour que les clubs du Top14 évitent le zéro pointé (une première dans l’histoire de la compétition), ils sont désormais contraints de s’imposer à Bath, samedi prochain. «Si on n'élève pas notre niveau, ce sera mission impossible, analyse Guy Novès, lucide après la déroute surprise de son équipe. Pour nous c'est un match catastrophe. On n'est certes pas qualifié ni éliminé, mais on doit revoir notre copie. On sait maintenant qu'il faut gagner à Bath.»

L’avenir européen du rugby français se jouera donc dans une semaine dans un stade, le «Rec», plein à craquer et face à une équipe capable de répondre présent dans toutes les phases de jeu. Un voyage en Angleterre aux allures de 8es de finale dont tout le monde se serait bien passé.