Tsonga sera bien là

TENNIS Incertain en raison de douleurs au dos, le finaliste de l'édition 2008 défendra bien ses chances à Melbourne...

R.S.

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Le Français Jo-Wilfried Tsonga lors de son match face à l'Argentin Juan Martin Del Potro au Masters de Shanghai, le 11 novembre 2008.
Le Français Jo-Wilfried Tsonga lors de son match face à l'Argentin Juan Martin Del Potro au Masters de Shanghai, le 11 novembre 2008. — SIPA

Il reviendra donc sur la terre de ses exploits. Rassuré sur l’état de son dos, le numéro un Français défendra bien à l’Open d’Australie, la place de finaliste qui l’avait révélé il y a un an. Jo-Wilfried Tsonga a confirmé dimanche qu'il participerait au premier Grand Chelem de la saison. Le lumbago qui l'a contraint à déclarer forfait avant son quart de finale à Sydney jeudi, ne l’empêchera pas de défier Juan Monaco au premier tour, mardi soir.

«Je serai bien là, je me sens mieux, je continue à travailler sur la récupération de mon dos et ça va plutôt dans le bon sens, affirme la tête de série numéro 5. Je suis content et pressé d'aller sur le court. C'est vrai, j'ai été très inquiet, c'est le genre de blessures dont tu ne sais pas vraiment quand elle va s'arrêter», s’inquiète celui qui profitera des deux jours à venir pour continuer à se soigner.

De retour à l'entraînement lundi

Depuis son forfait à Sydney, Tsonga n’a toujours pas touché sa raquette. Il enchaîne les séances de soins avec son kiné personnel et compte reprendre l’entraînement lundi, lorsque les premiers favoris entameront leur tournoi. Le report de son premier match à mardi soir est donc une aubaine pour celui qui se déclarait incapable de courir il y a moins d’une semaine.

En signe de reconnaissance, les organisateurs ont répondu favorablement à la demande du colosse français dont le public australien est tombé sous le charme. «J'ai l'impression que les gens ont vraiment envie de me voir. C'est assez particulier, il me semble que les gens ici me reconnaissent presque plus qu'en France. Ils (les organisateurs) ont été très fair-play avec moi et je les en remercie.»

«Blessé, je me décrispe»

Déjà opéré d'une hernie discale par le passé, Tsonga est un grand habitué de l'infirmerie. L'an passé, avant de s'incliner en finale face à Novak Djokovic, il était handicapé par une élongation à la cuisse. L'alerte de ce début d'année n'est donc pas de nature à l'affoler.

«Quand je joue des matchs et que je gagne, j'ai l'impression que c'est un remède. Avec une blessure, je joue de manière plus relâchée et cela m'oblige à jouer autrement que sur mon physique. Je me décrispe.» On va presque lui souhaiter de rester blesser.