Aubert, le nouveau visage du NRB

David Phelippeau

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« Je me suis pété les deux genoux. J'espère que ça va aller, maintenant... » Camille Aubert préfère en sourire. Il faut dire qu'à 19 ans, la jeune basketteuse en a connu, des galères. En 2004, son genou gauche lâche. Quatre ans plus tard, c'est le droit. Beaucoup de sportifs auraient renoncé, las. Camille ne fait pas partie de cette catégorie.

Hier, l'ex-meneuse de Valenciennes (Ligue) participait à la reprise de la saison avec son équipe. « Sans trop d'appréhension, dit-elle. Mon kiné m'a dit de m'enlever mon genou de la tête... » D'ailleurs, en tête, elle a autre chose. C'est une date. Le 7 février 2009. Joli clin d'oeil, ce soir-là, le NRB reprendra le championnat, à Beaulieu, contre le Hainaut... formation née de la fusion entre Valenciennes et Saint-Amand.

Pour l'instant, elle est dans les temps, même si elle reconnaît qu'elle ne sera « pas à son meilleur niveau tout de suite ». Transfuge de Valenciennes à l'intersaison, la Lavalloise avoue avoir écouté son coeur au moment d'opter pour le NRB : « Ma blessure est pour beaucoup dans ce choix. C'était important, pour tenir le coup, d'être entourée de ma famille et de mes amis. »

La jeune femme, déjà joueuse du NRB de 2001 à 2003, revient donc à la source. Une source de plaisir - « le groupe vit super bien » - mais aussi de « frustration ». Camille assiste à la première partie de saison piteuse de ses coéquipières (un succès pour quatorze défaites) depuis le banc. « C'est terrible de les voir souffrir et d'être impuissante », confesse-t-elle. Très bientôt, elle sera au coeur des matchs. ■