Les Marseillais victimes des intempéries

Sandrine Dominique

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L'OM sera-t-il d'attaque, demain à Auxerre, pour la 20e journée de L1 ? La question se pose après la drôle de semaine que les Olympiens ont traversée. Elle a commencé dimanche avec un 32e de finale de Coupe de France à Besançon (1-1, 5 t.a.b. à 4) disputé sur un terrain gelé qui a fortement ébranlé les organismes. S'en sont suivis l'annulation de l'entraînement de mercredi en raison des chutes de neige et le report à 15 h, hier, de la séance prévue à 10 h 30, les routes menant à la Commanderie étant encore impraticables. Sachant que les Marseillais avaient eu droit à un jour de repos mardi, ils n'auront eu au final que deux jours d'entraînement. « C'est gênant et inhabituel. Et surtout ça me rend la tâche plus difficile », indique Eric Gerets.

L'autre casse-tête de l'entraîneur sera de composer avec une attaque décimée. L'espoir d'obtenir une recrue offensive à temps pour Auxerre est tombé à l'eau, Samassa (genou) est out et Koné très incertain. « Il s'est fait mal au genou à la dernière seconde de l'entraînement, indique Gerets. J'espère malgré tout pouvoir le récupérer. » Dans le cas contraire, Gnabouyou, qui revient après cinq mois d'absence, pourrait jouer les pompiers de service. Reste à savoir si la pelouse de l'Abbé-Deschamps sera praticable demain à 21 h. Les Auxerrois ont bien installé une bâche sous laquelle souffle de l'air chaud. Mais les Bourguignons craignent qu'entre le moment où celle-ci sera ôtée et le coup d'envoi, le terrain ait le temps de geler à nouveau. Dans ce contexte, l'arbitre Saïd Enjimi prendra-t-il le risque de faire jouer le match ? ■