Lille et le détonateur manceau

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Dans le langage très « langue de bois » des footballeurs, l'expression « se servir d'une défaite » n'est pas toujours un vain mot. Demain, le Losc se déplacera au Mans, une équipe qui avait balayé les Lillois à l'aller (3-1) au Stadium Nord, en plein mois d'août. Et après ce crash retentissant, « on avait eu une bonne petite réunion dans le vestiaire dès le lendemain. On s'était dit que le foot, ce n'était pas qu'attaquer, qu'il fallait aussi avoir de bonnes bases », révèle Florent Balmont, le milieu de terrain nordiste. Depuis cette date, les températures ont dégringolé, et Lille a encore perdu. Mais jamais en passant totalement au travers.

Le Losc, vacciné au coup de moins bien ? « L'époque a changé. On a pris conscience que dès qu'on se relâche, ça se retourne contre nous. On n'a pas les facilités de Lyon, Paris, ou Marseille », analyse le capitaine, Rio Mavuba. N'empêche, à la course aux points, les Dogues sont loin d'être distancés. Sixièmes, à trois points de la 2e place, ils savent que l'écart peut se combler très vite. Comme s'agrandir à vitesse grand V. « On ne se met pas de pression, mais on a une grosse envie », souligne Florent Balmont. Celle d'aller titiller les meilleurs. Ce qui passe d'abord par la Sarthe, où « on a une revanche à prendre. Et d'abord sur nous-mêmes », conclut Rio Mavuba. ■ A. M.