Armel Le Cléac'h: «Beaucoup d'émotions»

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Propos recueillis par Pierre Koetschet

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 Armel Le Cléac'h devant le Cap Horn, le 07 janvier 2008.
 Armel Le Cléac'h devant le Cap Horn, le 07 janvier 2008. — ARMEL LE CLEAC'H / BRIT AIR / VENDEE GLOBE

Les dernières heures d’Armel Le Cléac’h ont été plutôt agitées. Aux premières loges du sauvetage de Jean Le Cam, le skipper a ensuite passé le Cap Horn dans la foulée, et s’attaque maintenant à la remontée de l’Atlantique à la troisième place. L’occasion de faire le point… vendeeglobe

Armel, quel est votre état d’esprit?

Je digère un peu tous ces événements. Le sauvetage de Jean, le cap Horn, l’annonce du démâtage de Vincent Riou, cela a été beaucoup d’émotions. Je suis très triste pour Vincent. On avait fait un bon bout de chemin ensemble. Maintenant, je me retrouve tout seul. Je n’aime pas trop cela. Je vais essayer de faire la course et d’avoir la navigation la plus propre jusqu’aux Sables d’Olonne. Après, on ne sait jamais ce qu’il peut se passer. 

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Après toutes ces émotions, n’y a-t-il pas un risque de déconcentration?

Bien sûr, il faut faire attention à ne pas se relâcher complètement. On arrive quand même dans l’Atlantique, il y a quelques pièges et quelques dangers. J’en profite pour me reposer pour être le plus frais possible pour ramener le bateau en bon état, comme il est actuellement. 

Comment vivez-vous cette troisième place?
 
Je ne réalise pas trop. Je suis satisfait d’être là avec le bateau, et d’un autre côté, je suis déçu pour Vincent, Jean, et tous ceux qui ont quitté la course. Heurter des objets, comme ça, c’est de la malchance. Certes, on est moins nombreux à batailler pour le podium, mais je vais continuer à faire ma route.