Mauvaise passe pour Mathieu Valbuena

FOOT Le petit milieu marseillais n'y arrive pas cette saison...

Sandrine Dominique

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Mathieu Valbuena et Karim Benzema à la lutte lors de Lyon-Marseille le 14 décembre 2008.
Mathieu Valbuena et Karim Benzema à la lutte lors de Lyon-Marseille le 14 décembre 2008. — R.Pratta /REUTERS

Dans le dur. Après les hauts de la saison dernière, les bas. Sorti à la pause lors des deux derniers matchs de l'OM face à Nancy et à Besançon, Mathieu Valbuena peine à retrouver le niveau qui était le sien l'an passé. Révélé par Eric Gerets lors d'un certain Liverpool-OM, le 3 octobre 2007, où il a inscrit le but de l'exploit à Anfield (0-1), l'ex-Libournais s'est illustré tout au long de la saison 2007-2008. Ses dribbles, sa vitesse et ses buts d'anthologie, comme son doublé face à Caen (6-1) l'an passé, en ont vite fait le chouchou du Vélodrome et de son entraîneur, qui l'a affectueusement surnommé « le petit ».

Hélas, l'ascension fulgurante du feu follet marseillais a brusquement été stoppée par une blessure. Touché aux adducteurs en mars dernier, il finit tant bien que mal la saison avant de se faire opérer d'une pubalgie durant l'été.

Retard

Ayant manqué la préparation d'avant-saison, Mathieu Valbuena n'a eu de cesse de tenter de rattraper son retard pour retrouver son meilleur niveau et confirmer son potentiel. Sans grande réussite pour l'instant, puisqu'il alterne le bon et le moins bon.

Sorti à la mi-temps face à Nancy le 21 décembre, alors que l'OM subissait une véritable correction à domicile (3-0), le milieu offensif a eu du mal à digérer l'épisode. «Je suis déçu car j'ai été celui qui a payé les pots cassés. Je ne pense pourtant pas avoir été plus mauvais qu'un autre», déplorait-il sur son site le lendemain de la défaite. Espérant commencer 2009 sur de nouvelles bases, le milieu offensif n'a pas été gâté par le sort puisque cette fois, c'est le terrain gelé de Besançon qui l'a contraint à quitter ses partenaires à la pause, dimanche en Coupe de France. «Le coach a eu raison de me sortir car je n'arrivais pas à tenir debout, confie-t-il. Après vingt minutes de jeu, je sentais mes adducteurs siffler alors que je n'éprouve plus la moindre douleur depuis plusieurs semaines. Mon gabarit m'oblige à utiliser de nombreux appuis, pour me défaire d'un marquage notamment, et [dimanche], ce n'était pas possible.»

Reste à espérer que le déplacement, samedi, à Auxerre où la pelouse a été bâchée pour être praticable, lui permette de s'exprimer à nouveau complètement.