Marquinho: «Je vis pour le volley»

VOLLEY A 35 ans, le libéro brésilien du Paris-Volley n'entend pas raccrocher…

Propos recueillis par Alexandre Pedro

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Arrivé de Montpellier en début de saison, Marquinho a donné raison à son compatriote Mauricio Paes qui en a fait le libéro de son équipe.

Mardi, le Paris-Volley s’est imposé à Montpellier (1-3) face à votre ancien club. Comment avez-vous vécu les retrouvailles?
Même si je revoyais des amis, c’était un match comme un autre, et je suis d’abord très content de notre victoire. On s’est mis dans les meilleures dispositions pour affronter Kazan en Ligue des Champions mercredi prochain.
En championnat, Paris domine son sujet mais rencontre plus de difficulté au niveau européen. Que manque-t-il?
On ne dispose pas d’un groupe aussi étoffé que Piacenza et Kazan qui se trouvent dans notre groupe. Pour la qualification, on a raté le coche après notre défaite contre les Néerlandais d’Apeldoorn en décembre. Peut-être que si on avait pu tomber sur une poule moins relevée comme celle de Beauvais, ça aurait été plus facile. Mais on ne choisit pas ses adversaires.

Comment devient-on libéro? Ce n’est pas trop frustrant de ne pas pouvoir smasher et marquer des points?
Pas du tout. Jusqu’à mes 30 ans, je jouais comme réceptionneur-attaquant. Me reconvertir comme libéro me permet d’évoluer au plus haut niveau quelques années de plus, puisqu’il n’y pas à sauter. C’est aussi un poste où il faut énormément communiquer et prendre des responsabilités, ça correspond bien à mon caractère.
 
A 35 ans, la retraite n’est pas donc pas à l’ordre du jour.
J’ai toujours autant envie de m’investir dans le volley. Je vis pour le volley. D’ailleurs, je n’ai pas trop profité de Paris depuis mon arrivée. Mes journées se résument à s’occuper de ma famille et à m’entraîner.