Quand les sportifs essayent de se mettre au chaud

SPORT La vague de froid perturbe les entraînements des clubs qui doivent s'en remettre au système D...

Alexandre Pedro

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Luis Fernandez (à droite) et ses joueurs du Stade de Reims, dans le froid à l'entraînement le 2 janvier 2009.
Luis Fernandez (à droite) et ses joueurs du Stade de Reims, dans le froid à l'entraînement le 2 janvier 2009. — F.Nascimbeni/AFP

Avec la chute libre des températures, les pelouses ont la fâcheuse tendance à devenir aussi accueillante qu’une dalle de béton. Privés de leur outil de travail, footballers et rugbymen doivent alors faire avec les moyens du bord pour préparer le match du week-end; s’il n’est pas annulé au dernier moment.



A Paris, où le thermomètre avoisinait -8° mercredi matin, il ne faisait pas bon mettre un rugbyman dehors, où alors pas longtemps. «On a pu s’entraîner sur un terrain synthétique extérieur mis à notre disposition, mais on a interdit les contacts et limité la séance à une heure pour le bien des joueurs», détaille Fabrice Landreau, l’un des entraîneurs du Stade Français, où le manque de structures se fait cruellement sentir avec les frimas de l’hiver.



Les footballeurs du PSG profitent eux des terrains synthétique du nouveau centre d'entraînement quand ils ne se réfugient pas tout simplement en intérieur pour travailler la musculation.

Et sinon, il reste la fuite



Même son de cloche chez les rugbymen du Racing-Metro. Confinés dans leur gymnase, les Racingmen prennent leur mal en patience en levant de la fonte et «en travaillant leur explosivité», explique l’ancien international, Thomas Lombard, aujourd’hui en charge de la communication du club. Passé par le championnat anglais, à Worcester, Lombard constate le retard français en matière de terrain synthétique couvert, l’outil indispensable pour planifier des séances d’entraînement une fois l’hiver venu. «En Angleterre, les clubs sont très souvent propriétaires de leurs installations, alors qu’en France ils dépendent des moyens mis à disposition pas les mairies», déplore-t-il.



Ainsi à Bourgoin, les professionnels du rugby doivent partager un terrain synthétique (extérieur) avec les amateurs du foot. Paradoxalement, le Sud semble mieux pourvu, puisque «Perpignan, Toulouse et Montpellier possèdent un synthétique couvert en Top 14», constate Fabrice Landreau.



A Sochaux, – seul club français à disposer d’un stade avec pelouse chauffée – les footballeurs ne risquent pas de se geler le bout des pieds malgré les -8° relevés mardi. Et pour cause, les joueurs de Francis Gillot passent la semaine à Malaga où le mercure se maintient à 6° au petit matin. Et si on délocalisait le Top 14 et la Ligue 1 en Andalousie?