US Open : Naomi Osaka remporte son 3e titre du grand chelem

TENNIS La joueuse japonaise de 22 ans s’est imposée en finale contre Victoria Azarenka sur le score de 1-6, 6-3, 6-3.

20 Minutes avec AFP

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Naomi Osaka, militante Black Lives Matter, au top du tennis mondial — 20 Minutes

Après Flushing Meadows en 2018 et l’Open d’Australie en 2019, Naomi Osaka a remporté à l’US Open son 3e titre du grand chelem. La rage de vaincre a pris le pas sur la joie de jouer : mue par son engagement auprès de Black Lives Matter, la joueuse de 22 ans s’est imposée aux dépens de Victoria Azarenka 1-6, 6-3, 6-3.

Cela n’a pas été un match facile pour celle qui va retrouver lundi le 3e rang au classement WTA. « Franchement, je n’ai pas envie de jouer plus de finales contre toi, c’était trop dur », a déclaré Naomi Osaka à l’adresse de son adversaire au moment de recevoir son trophée. Les deux joueuses auraient dû s’affronter en finale de Cincinnati, juste avant le début de l’US Open, mais Osaka avait déclaré forfait pour une blessure à la cuisse gauche.

Un premier set très compliqué

Samedi, menée 6-1, 2-0 sans avoir existé, l’ex-N.1 mondiale a soudain retrouvé son jeu et en particulier son service. Et petit à petit, c’est elle qui a mis la main sur le match. « Je trouvais que ce serait assez gênant de perdre en moins d’une heure, alors j’ai dû vraiment me battre et cesser d’avoir ce mauvais comportement », a analysé la joueuse japonaise. La partie est alors devenue à sens unique, mais en faveur d’Osaka cette fois, jusqu’à 4-2 pour la Japonaise dans la dernière manche. A ce moment, Azarenka a eu un sursaut pour revenir à 4-3. Mais Osaka a immédiatement repris l’avantage et conclu dans la foulée.

Elle termine ainsi un tournoi durant lequel elle a fait preuve d’une grande maturité et a laissé paraître une partie de son caractère, jusque-là souvent caché derrière un mur de timidité. C’est durant le tournoi de Cincinnati, joué dans la bulle de Flushing Meadows, que Naomi Osaka s’est ouverte en tant qu’activiste, et non plus seulement en tant que joueuse de tennis. Elle avait décidé de ne pas jouer sa demi-finale pour protester contre les tirs de la police sur l’Afro-Américain Jacob Blake, provoquant la décision des organisateurs d’annuler toute une journée du tournoi. Osaka avait alors accepté de jouer. Jusqu’à ce que sa cuisse l’empêche de défendre ses chances en finale.

Des masques revendicatifs

A l’US Open, elle avait préparé sept masques noirs – un par match jusqu’à la finale, portant chacun le nom d’une victime de violences policières. « Le but était de faire parler de ces problèmes », a-t-elle commenté après sa victoire.

De son côté, Azarenka qui avait battu Serena Williams en demies, était déçue de sa défaite. Elle retrouvera le 14e rang mondial lundi. « Jamais deux sans trois, comme on dit. Il faudra que je réessaye… », a commenté la Biélorusse, elle aussi ex-N.1 mondiale, en référence à ses deux finales perdues à l’US Open en 2012 et 2013. Elle reste donc avec deux titres majeurs au compteur : l’Open d’Australie en 2012 et 2013. A 31 ans, elle revient cependant au plus haut niveau après avoir accouché en 2016 et repoussé son retour jusqu’à la mi-saison 2018 en raison d’une bataille judiciaire pour la garde de son fils.