Djamel Abdoun, un homme neuf pour 2009

David Phelippeau

— 

Et si c'était lui, finalement, la vraie recrue du mercato nantais ? « Notre joker, c'est Djamel Abdoun », avait lâché le directeur technique du FC Nantes, Christian Larièpe, à nos confrères de Ouest-France, en fin d'année dernière. Victime d'une fracture du péroné, le 24 août, après un tacle appuyé du Bordelais Wendel, Djamel Abdoun était titulaire, samedi soir, contre Caen, en Coupe de France. Le milieu de terrain a croqué dans le ballon avec beaucoup de spontanéité et de culot , deux vertus entrevues de façon trop lapidaire cet été. « Il faut voir sur la durée, relativise d'emblée l'entraîneur, Elie Baup, qui n'était pas en poste au moment de la blessure de l'ex-Sedanais. Mais sur ce qu'on a vu, c'est plutôt intéressant. »

Une prudence qui fait vite place nette à quelques louanges. « Il est assez atypique. Il ose beaucoup de choses. Il amène beaucoup de solutions, est partout et tente. » Il reste toutefois au joueur à « canaliser » son énergie et à se fondre « dans la discipline collective », selon Baup. Dimanche, impossible d'avoir les impressions d'Abdoun. « Je vais avoir des problèmes si je parle », nous a-t-il expliqué, tout contrit sur le parking de la Jonelière. Certaines déclarations, lors de son retour à l'entraînement, le 11 novembre dernier, lui ont visiblement valu quelques remontrances au club... « Mon retour ? Le plus tôt sera le mieux. Pour moi et pour l'équipe, avait-il indiqué avec un grand naturel. Peut-être me mettra-t-on dimanche [à Nice, revers 2-1] si tout le monde m'attend... » Trublion sur le terrain, Djamel l'est également dans la vie de tous les jours.