Grandeur et dangers du Cap Horn

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Pierre Koetschet

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 Les mers du sud vues par Michel Desjoyeaux. impressionnant.
 Les mers du sud vues par Michel Desjoyeaux. impressionnant. — MICHEL DESJOYEAUX / FONCIA / VENDEE GLOBE

Michel Desjoyeaux l’a frôlé dans la nuit sans pouvoir le voir. Le skipper de Foncia n’en est pas moins soulagé d’avoir passé le mythique Horn, porte d’entrée de l’Atlantique sud. «Je suis bien content de l'avoir passé parce que cela signifie la fin des mers du Sud. Cela signifie, moins de vent et de mer.»

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Un soulagement que vont expérimenter un à un les poursuivants de Mich’ Dej’. «Le Horn, c’est une délivrance, remarque Alain Gautier, consultant sécurité du Vendée Globe et ancien vainqueur de l'épreuve. Après un mois dans les mers du sud où le vent ne va pas sous les vingt-cinq nœuds, les marins vont enfin pouvoir mettre le cap au Nord. Vers le soleil. On sait que c’est la fin du calvaire.»

«Un passage un peu dangereux»

Mais avant de se réjouir, il faut encore affronter le cap. «Même si les marins ont la chance de le passer dans le bon sent (avec le vent, ndlr), c’est toujours un passage un peu dangereux, explique Alain Gautier. Il y a des formes de mer assez particulières, puisque l’Amérique du sud fait une sorte d’entonnoir.»

Une fois le cap mythique passé, ne pas croire que les vacances commencent. «Les conditions de navigation vont changer, explique le météorologue Jean-Yves Bernot. Après un mois dans les mers du Sud où avec le vent fort, l’important, c’était d’aller raisonnablement vite sans prendre de risque inutile ni casser, dans l’Atlantique, il va falloir être plus agressif, avoir des stratégies plus osées.» Car il reste encore plus de 9.000 milles avant l’arrivée aux Sables d’Olonne. «C’est l’équivalent de trois transats, sourit Alain Gautier. Tout le monde sait que rien n’est encore joué.» vendeeglobe