Un Dakar heureux au bon air de Buenos Aires

DAKAR Les vérifications techniques et administratives s'achèvent...

Matthieu Goar

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Des Argentins photographient les véhicules qui prendront le 3 janvier le départ du Dakar 2009, Buenos Aires, le 31 décembre 2009.
Des Argentins photographient les véhicules qui prendront le 3 janvier le départ du Dakar 2009, Buenos Aires, le 31 décembre 2009. — J. MABROMATA / AFP
De notre envoyé spécial à Buenos Aires
Dakar2009
Le Dakar a pris ses quartiers d’été. Dans la douce torpeur de la belle saison argentine, toute la caravane du rallye est installée depuis mardi soir sur le site de La Rural, en plein cœur de Buenos Aires. Dans cet immense espace qui sert depuis le 19e siècle d'espace d'exhibition (le salon de l'agriculture argentin s'y tient chaque année) et qui a été aménagé avec des bâtiments modernes, la fourmilière du Dakar s’agite.

Toute l'édition spéciale Dakar est ici


Côté coulisses, la partie immergée de l’iceberg: les vérifications techniques et administratives. Il s’agit pour l’organisation de contrôler les documents (médicaux, logements, assurances, etc) et de s’assurer de la conformité des véhicules de la course et de l’organisation. La plupart des 584 véhicules des pilotes ont été vérifiés au Havre avant le départ du cargo, mais 90 autres véhicules (principalement ceux des participants américains) ont subi le check-up complet et on saura à la fin de cette étape, jeudi soir, si certains ne pourront pas prendre le départ.

Entre vieux grognards et nouvelles stars


Pour les pilotes, c’est un passage obligé, mais aussi l’occasion de se plonger dans le bain du Dakar. Il y a ceux qui s’agitent. D'’autres sont d’un calme olympien, malgré les imprévus inhérents au rallye-raid. «C’est un peu stressant, car on a toujours l’impression d’avoir oublié quelque chose, confie Etienne Vulliet, pilote de moto qui avait participé avec ses deux frères au Dakar 2007. Malgré les vérifs du Havre, il me manquait la couverture de survie et le miroir de sécurité. Rien que des petites choses que je vais aller acheter.»

Au milieu de cette agitation, des néophytes un peu moins anonymes que les autres. L’ancien rugbyman Philippe Bernat-Salles, qui va courir son premier Dakar (il était inscrit l’année dernière) se confie, toujours un œil sur sa voiture. «Moi, je vis bien ces derniers jours avant le départ. Même les démarches administratives, c’est plutôt sympa. Ça permet de rencontrer du monde, de discuter. De toute façon, tu dois y passer», raconte l’international qui connaît bien l’Argentine pour être venu jouer des tests matchs avec le XV.

Entre les stars et les vieux grognards, comme sur tous les Dakars, il y a ceux qui vivent un rêve éveillé. «Pour moi, c’est juste un de mes plus profonds souhaits qui se réalise, raconte le presque local de l’étape, le Brésilien Rodolpho Mattheis, affairé autour de sa moto. Vivement que la course parte.»

Les Argentins présents au rendez-vous

A l’extérieur de ces hangars, la partie émergée de l’iceberg. En ce jour de premier de l’An, Buenos Aires est déserté par les Argentins en vacances, mais La Rural attire tout de même des milliers de personnes venues admirer les véhicules (14 000 mercredi, sans doute beaucoup plus ce jeudi. Les adultes payent 10 pesos (2,5 euros) et les enfants 8 pesos (2 euros) pour entrer). Dans une ambiance de kermesse, les enfants avec des maillots de la sélection argentine de football et leurs parents se baladent pour admirer les véhicules. «Nous avons droit à un sacré accueil de la part des locaux. On voit que ce sont des gens qui aiment le rallye, analyse notre bloqueur Emmanuel Braga. Et puis être à Buenos Aires nous a permis de découvrir quelques coutumes locales. Comme les taxis qui roulent un peu comme des zouzous.» Le Dakar vit bien à Buenos Aires. Vendredi, le Dakar offre aux habitants de Buenos Aires une parade dans la capitale. Le début des choses sérieuses n'aura leieu que samedi avec le départ de la première spéciale.