Quand Ben Arfa oublie 90.000 euros dans le vestiaire

FOOT Les dirigeants lyonnais répondent à l'attaquant marseillais, qui les accusait d'être radins...

R.S.

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Le footballeur marseillais Hatem Ben Arfa (à gauche) face à Brann Bergen au tour préliminaire retour de la Ligue des Champions le 27 août 2008.
Le footballeur marseillais Hatem Ben Arfa (à gauche) face à Brann Bergen au tour préliminaire retour de la Ligue des Champions le 27 août 2008. — REUTERS

Les dirigeants de l’Olympique Lyonnais n’aiment pas vraiment qu’on leur reproche leur radinerie. Surtout quand l’attaque émane d’un ancien de la maison, Hatem Ben Arfa, et qu’elle n’est pas justifiée à leur yeux. A deux jours du choc entre Lyon et l’OM à Gerland, l’attaquant marseillais avait déversé ses rancoeurs, dans les colonnes du «Progrès», évoquant la «mesquinerie» qui régnait à l’OL lorsqu’il fallait sortir le carnet de chèque.

«C'est leur spécialité d'être un peu mesquins. Dans les vestiaires, tous les joueurs se plaignaient qu'il leur manquait toujours quelque chose sur leur fiche de paie.» Concernant son cas personnel, le joueur fait allusion à un chèque de 90.000 euros (une prime de qualification en 8es de finale de la Ligue des champions) jamais reçue depuis son départ à Marseille.

Dans son casier


Pour l’OL, la raison est toute simple. Hatem Ben Arfa aurait négligemment laissé ce chèque dans les vestiaires. «Plusieurs jours après son départ, l’intendant du club a vidé son casier et au milieu de divers équipements sportifs, vêtements et courriers, il a trouvé ce chèque, argue Marino Faccioli, l’un des directeurs adjoints lyonnais, via un communiqué publié sur le site de l'OL. J’ai alors personnellement appelé son expert-comptable qui m’a dit de lui remettre lors de notre prochain rendez-vous. Telle est la vérité qui démontre que le club a davantage fait preuve d’honnêteté que de mesquinerie.» Et que du haut de ses 21 ans, Hatem Ben Arfa n'est peut-être pas encore un garçon très ordonné.