« Si on ne passe pas en Euroligue, ce n'est pas une catastrophe »

Recueilli par François Launay - ©2008 20 minutes

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Quel regard portez-vous sur le derby remporté dimanche face à l'UHB (87-69) ?

Je ne suis pas insensible devant ce genre de victoires. C'était un derby face au rival régional, avec tout ce que cela comporte comme passion, émotion et envie, et on l'a remporté de très belle manière.

Quelles sont les raisons de votre forme actuelle ?

On vient de gagner nos quatre derniers matchs de championnat et on s'est bien replacé au classement [4e]. Mais tout ne s'est pas fait du jour au lendemain. Cela prouve seulement que le travail paie. L'équipe a beaucoup changé à l'intersaison et il a fallu du temps pour mettre les choses en place. On a beaucoup progressé, même si le groupe n'a pas encore atteint sa plénitude.

Jusqu'où peut aller l'ESBVA ?

On a réalisé une phase aller très honorable. Les techniciens du basket nous prédisaient la huitième place. Force est de constater que, pour l'instant, ils se trompent. Il nous reste maintenant à aborder les matchs retour avec autant d'envie, de passion et de détermination. Si on arrive à rééditer nos performances actuelles, on peut être confiant.

Il vous reste deux matchs de poule à jouer en Euroligue, croyez-vous encore à la qualification ?

Il faut qu'on gagne à Venise [demain] et à Riga tout en espérant un faux pas de Brno. Autant dire que ça va être très difficile. Mais je n'en fais pas une fixation. Ce genre de rencontres nous permet surtout d'emmagasiner de l'expérience pour la suite. Après, si on ne passe pas en huitièmes, ce ne sera pas une catastrophe. Il y a des clubs mal classés, avec un plus gros budget que le nôtre, pour qui ce sera plus problématique.