OM - Atlético, match à haut risques

FOOTBALL 1 000 policiers et gendarmes sont en alerte pour assurer la sécurité à Marseille, mardi soir...

Stéphanie Harounyan, à Marseille

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Les supporters marseillais brandissant leurs banderoles de soutien à Santos Mirasierra, lors du match face à Lorient, le 15 novembre 2008.
Les supporters marseillais brandissant leurs banderoles de soutien à Santos Mirasierra, lors du match face à Lorient, le 15 novembre 2008. — J.-P.Pelissier/REUTERS

Près de 1.000 policiers et gendarmes sont en alerte aujourd'hui pour assurer la sécurité du match de Ligue des champions OM-­Atlético Madrid. Comparé à un OM-PSG, «on est un peu au-dessus», estimait lundi le préfet de police, Jean-Luc Marx. Outre l'enjeu sportif, la rencontre prend une dimension explosive après l'annonce, le 5 décembre, de la condamnation de Santos Mirasierra. Le supporter a écopé de trois ans et demi de prison ferme pour «atteinte à agents de l'autorité» et «blessures» envers un policier, lors du match aller à Madrid.

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Après une série de réunions entre dirigeants olympiens et représentants espagnols, le préfet de police se veut toutefois «optimiste». «Je fais confiance à l'intelligence des supporters qui sauront, par leur comportement, préserver les intérêts du club et de Santos Mirasierra. Car le jugement n'est pas un jugement de dernière instance. La passion du foot n'exclut pas la raison», expliquait-il lundi.

VIP sous surveillance


La confiance n'exclut pas la prudence. Si les dirigeants madrilènes ont appelé leurs supporters à ne pas faire le déplacement, la délégation d'une centaine de «VIP», qui voyagera avec l'équipe et le staff technique, sera placée sous haute surveillance dès son arrivée à l'aéroport de Marignane, dans la matinée. Les Espagnols seront escortés du tarmac jusqu'à leur hôtel marseillais, puis jusqu'au stade où ils devraient se rendre en fin de journée.

Des policiers en civil seront ensuite postés dans la tribune Jean-Bouin, où ils seront accueillis pour suivre le match. Pour le préfet de police, «les risques se situent surtout dans des actes marginaux, qui consisteraient à tenter d'entacher la rencontre par des phénomènes de violences excessives ou
d'agressions à l'égard du visiteur».

Boycott des ultras


Durant la rencontre, les forces de police seront postées à l'intérieur et à l'extérieur du stade, où les Ultras appellent à un rassemblement de soutien à Santos. Ils affirment qu'ils ne pénétreront pas dans l'enceinte du stade. Hier soir, l'entraîneur de l'OM, Eric Gerets, espérait les faire changer d'avis. «On a besoin des Ultras», a-t-il indiqué en conférence de presse, ajoutant: «On joue pour se qualifier en UEFA, mais aussi en l'honneur de Santos. Car si on se qualifie, ce sera le meilleur cadeau possible pour quelqu'un qui vit des moments si difficiles.»