Défense d'entrer

Bien sûr, il y a le discours, convenu. « Si on va à Bordeaux en victime, autant rester à la maison et regarder un bon film », sourit Pancho Abardonado. Mais demain, en Gironde, en match avancé de la 17e journée de L1, le VAFC va tenter de développer ...

Antoine Maes - ©2008 20 minutes

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Bien sûr, il y a le discours, convenu. « Si on va à Bordeaux en victime, autant rester à la maison et regarder un bon film », sourit Pancho Abardonado. Mais demain, en Gironde, en match avancé de la 17e journée de L1, le VAFC va tenter de développer l'argument qui lui a permis de ramener un point de Lyon (0-0), dimanche : une solidité à toute épreuve. « D'abord, il nous faut une assise défensive solide », réclame Antoine Kombouaré. L'entraîneur nordiste a fait de « l'animation défensive » l'un des thèmes forts de sa semaine d'entraînement. Hier, il avait même un entretien individuel avec Carlos Sanchez, milieu défensif, pour lui rappeler son rôle dans le dispositif défensif nordiste. Une tactique payante, pour le moment. « Il y a des signes qui ne trompent pas. A Gerland, on a retrouvé nos valeurs, on a été combatifs », souligne Nicolas Penneteau, qui comme par hasard, retrouve un très grand niveau au moment où sa défense l'aide un peu plus. Au Mont-Houy, cette semaine, travailler ce secteur clé ne voulait tout de même pas dire monter une entreprise de bétonnage, à l'image du Nancy de ces dernières semaines. « A huit derrière, ce n'est pas trop ma tasse de thé. Il faut être solide. Après, je suis certain que des opportunités, on en aura », souligne Antoine Kombouaré, qui sait comme tout le monde que Valenciennes n'a plus gagné en déplacement depuis 15 mois. Son équipe n'est de toute façon pas armée pour monter une deuxième ligne Maginot. « Vous pouvez tout miser sur la défense et en prendre cinq », souligne le coach nordiste. En somme, Kombouaré, adepte du jeu vers l'avant, adapte sa philosophie plus qu'il ne la change.

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