Camille Ayglon, déjà taulière

HANDBALL Les Bleues débutent l'Euro mercredi face au Danemark...

M.Go et M.Gr.

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La handballeuse française Camille Ayglon, lors d'un match face à la Russie en quart de finale des JO de Pékin, le 19 août 2008.
La handballeuse française Camille Ayglon, lors d'un match face à la Russie en quart de finale des JO de Pékin, le 19 août 2008. — S.Suki/SIPA

Il n’y pas qu’en football que tout va très vite. En quelques mois seulement, à l’instar d’un Franck Ribéry, Camille Ayglon est passée du statut de jeune pousse à celui de taulière de sa sélection nationale. Mercredi, lors du premier match des Bleues au championnat d’Europe face au Danemark, la joueuse de Metz qui découvre cette compétition sera l’une des cadres sur lesquelles va s’appuyer le sélectionneur Olivier Krumbholz. «Cet Euro va être l’occasion pour des filles de s’affirmer comme des leaders qui tireront l’équipe vers l’avant. Je pense à Amandine Leynaud et à Camille Ayglon notamment», a-t-il d’ailleurs récemment confirmé.

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En une vingtaine de mois, de sa première sélection face à la Chine en mars 2007 aux derniers matchs amicaux, la jeune femme de 23 ans a déjà accumulé 47 sélections. Elle a été une des révélations du Mondial 2007 où les Bleues ont terminé 5e. Une compétion qui comme les JO de Pékin lui a permis de côtoyer les anciennes, Isabelle Wendling, Stéphanie Cano et Véronique Pecqueux-Rolland, aujourd’hui retraitées de l’équipe nationale. «Sans forcément être des grandes gueules, elles en imposaient par leur expérience», expliquait avant le début de la compétition Camille Ayglon.

Déjà la maturité d’une ancienne

Plus qu’un symbole de la nouvelle équipe de France, la jeune femme qui rêve de devenir institutrice est un trait d’union. A son arrivée en sélection, Véronique Pecqueux-Rolland l’avait prise sous son aile, jouant un peu le rôle de mentor. «A mon tour, je suis attentive aux premiers pas de Julie (Goriani, son ancienne coéquipière à Nîmes). J’en ai déjà discuté avec Olivier (Krumholz), elle peut vraiment apporter beaucoup à l’équipe», a-t-elle avoué.

A l’Euro, l’équipe de France largement remaniée depuis le 5e place des JO aura besoin de son expérience de jeune ancienne mais aussi de son bras gauche qui a attiré les convoitises de clubs danois cet été. Elle a finalement choisit Metz après avoir passé quatre ans à Nîmes. Justement, pour espérer bien lancer l’équipe de France dans la compétition et rééditer les 3e place des Euros 2002 et 2006 et pourquoi pas rêver mieux, les Bleues devront battre le Danemark avant de jouer la Hongrie puis la Roumanie. «Une poule terrible», selon Olivier Krumbholz. «Nous avons beaucoup de potentiel et d’envie pour faire des choses correctes. Mais il va nous manquer des affinités dans le jeu parce qu’on n’a pas fait plus de dix entraînements ensemble», a analysé de son côté Camille Ayglon. A la manière d’une ancienne…