Barber: 5 000 euros d'amende mais pas de prison

SPORT La championne d'heptathlon condamnée...

La rédaction sport

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Deux mois de prison avec sursis ont été requis mercredi devant le tribunal correctionnel de Bobigny contre la championne d'athlétisme Eunice Barber accusée d'avoir résisté à une interpellation en 2006 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) au cours de laquelle elle a mordu des agents.
Deux mois de prison avec sursis ont été requis mercredi devant le tribunal correctionnel de Bobigny contre la championne d'athlétisme Eunice Barber accusée d'avoir résisté à une interpellation en 2006 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) au cours de laquelle elle a mordu des agents. — Olivier Laban-Mattei AFP
La sanction est tombée pour Barber. La championne d'athlétisme vient d'être condamnée mardi à 5.000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Bobigny. La Cour l'a reconnue coupable de refus d'obtempérer, rébellion et outrage, en 2006 à Saint-Denis.

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La spécialiste de l'heptathlon a été jugée le 26 novembre pour «refus d'obtempérer» et «rébellion» et «outrage». L' affaire remonte à 2006. Ce jour-là, Barber avait été interpellée alors qu'elle s'était engagée au volant de sa voiture dans une voie exceptionnellement interdite près du Stade de France. Barber, qui transportait sa mère et un jeune neveu, affirme n'avoir pas compris l'injonction de l'agent de la circulation. Après s'être arrêtée, elle affirme avoir été giflée d'emblée par un policier, ce que confirme seulement sa mère.

Plaquée au sol par six policiers

Quelques jours après son interpellation, le 18 mars 2006, près du Stade de France à Saint-Denis, la quintuple médaillée française, âgée aujourd'hui de 34 ans, avait saisi l'IGS (la police des polices). Connue pour son fort caractère, Barber avait alors publiquement dénoncé la violence des agents, les accusant de n'avoir «pas respecté l'éthique policière» et confié sa détermination à vouloir « témoigner pour des individus qui se font tabasser comme ça».

Dans une vidéo amateur diffusée par l'Equipe TV quelques jours après, ne montrant que la suite, on voit Barber résister à son menottage et être plaquée au sol par six policiers. Transportée par fourgon, toujours couchée, jusqu'au commissariat de Saint-Denis, elle y restera 28 heures en garde à vue.

«Sales blanches, shut up»

Barber n' a pas nié avoir résisté et mordu au moins un policier pour protéger son corps, son «outil de travail». Mais, selon ses avocats, ce sont les violences exercées par les fonctionnaires, disproportionnées et illégitimes qui ont provoqué sa résistance, et non l'inverse. Les témoins n'ont pas vu les policiers frapper la championne. Les deux femmes policières chargées de son transport l'accusaient en outre de leur avoir dit: «sales blanches, shut up»