Olivier Girault: «Cette équipe ne fait plus rire»

HANDBALL L'entraîneur du Paris-handball se confie à 20minutes.fr...

Recueilli par Romain Scotto

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L'entraîneur du Paris-Handball, Olivier Girault, lors d'un entraînement au stade Pierre de Coubertin, le 1er décembre 2008.
L'entraîneur du Paris-Handball, Olivier Girault, lors d'un entraînement au stade Pierre de Coubertin, le 1er décembre 2008. — S.Pouzet/20MINUTES
Le champion olympique de Pékin a définitivement rangé son short et ses ballons. A l'entraînement comme en match il dicte désormais ses consignes du banc de touche aux joueurs du Paris-handball. Deux jours avant un derby francilien face à Créteil, mercredi, il dresse un bilan de son début de saison et expose sa méthode à 20minutes.fr...

Avant d’affronter Créteil, vous êtes 8es au classement. Quel bilan tirez-vous de vos débuts à la tête du Paris-handball?

On a eu un début de saison difficile, mais on s’y attendait. On est parti avec de nouveaux joueurs, une équipe très jeune. Ca faisait bien rire. On nous a même traité de fous. Mais, après neuf journées, on n’est pas si loin que ça. Quand on voit que l’équipe perd trois matchs par un point d’écart, on peut même dire qu’on a manqué de chance. On a progressé et maintenant, je peux vous assurer que cette équipe ne fait plus rire.

Qu’est-ce qui a changé depuis votre arrivée?
On en avait assez du fonctionnement du club ces dernières années. Faire une équipe qu’avec des noms, ce n’est pas possible. Il fallait une homogénéité dans le groupe. Je suis arrivé avec un nouveau projet, plus moderne. Maintenant, Paris n’est plus seulement une bonne défense. C’est aussi une équipe offensive. Notre objectif, c’est de mettre un but de plus que l’adversaire. Pas essayer d’en encaisser un de moins.

A terme, que peut-on espérer de cette équipe?
On part sur un projet de trois ans. Cette première année est une année de transition. On en profite pour puiser dans notre centre de formation. Face à Créteil, vous allez voir un nouveau joueur, Rudy Nivore. Il est tout jeune. C’est le clone de Sorhaindo. Il a 18 ans, il va disputer son premier match en D1, après avoir débuté en Coupe d’Europe. C’est quand même une drôle de trajectoire.

Vous disputez mercredi votre deuxième derby francilien. Il y a une rivalité entre vous?

Bien sûr, un derby, cela a toujours une saveur particulière. C’est pour cela que ces matchs sont  plaisants à jouer. Personnellement, je ne le prends pas comme ça, mais les joueurs veulent supplanter les équipes parisiennes. C’est un défi et au final, on a droit à des matchs relevés, avec une certaine pression. C’est ça le haut niveau.

Qu’avez-vous à craindre de cette équipe?
Ses grands gabarits. C’est une équipe de costauds, avec des arrières très puissants qui marquent beaucoup de but. Un très bon gardien, et puis Guéric Kervadec. Ca fait pas mal de choses à gérer déjà.

Vous semblez plus calme sur le banc que vous ne l’étiez sur le terrain. Vous intériorisez?
Non, pas vraiment. Je suis sur le banc comme je suis dans la vie. Le joueur et l’entraîneur sont deux hommes différents. Quand j’ai débuté en D1, j’ai dû affronter des joueurs plus grands et plus costauds que moi. J’ai donc dû me construire en tant que joueur, presque par la force des choses. Je me suis forgé un tempérament de battant, d’intimidateur. Mais ce n’est pas ma vraie personnalité. Aujourd’hui, vous voyez le vrai Olivier Girault.