L'amalgame jeunesse - expérience n'a pas pris

Floréal Hernandez - ©2008 20 minutes

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« Le discours sera musclé cette semaine. » C'est la promesse faite par Jean-Marc Furlan à l'issue de la première défaite à domicile concédée par le RCS face à Guingamp (0-2), vendredi soir. Malgré ce revers, le Racing conserve sa place sur le podium (3e) grâce à une meilleure différence de buts que Metz. Mais l'entraîneur strasbourgeois n'a pas du tout apprécié la performance de ses joueurs. « Nous avons mal entamé la rencontre, manqué de dynamisme, de percussion et de caractère », analyse froidement J. -M. F. Contraint de se passer de six titulaires, il a aligné face aux Bretons un assemblage de jeunes formés au club (Carlier, Weber, Zenke, J.-A. Fanchone) et de cadres habitués aux joutes professionnelles. Une combinaison qui avait fait ses preuves le week-end précédent contre Sannois-Saint-Gratien en Coupe de France (6-0). Là, le constat est tout autre.

« Des cadres ont été défaillants », annonce en préambule Jean-Marc Furlan. Sans qu'il cite de noms, on pense à Pierre Ducrocq, le milieu de terrain ayant été remplacé à la mi-temps. Autres joueurs dans la tourmente, Grégory Paisley et Renaud Cohade. Le stratège du Racing précise : « La défaillance a été collective ». Car il est vrai que l'apport des jeunes a été mesuré. Hormis Anthony Weber qui, pour sa deuxième titularisation de la saison, a tenu le choc en défense centrale. Même les entrées de Kandia Traoré, de David Ledy ou d'Ali Mathlouthi n'ont rien apporté de plus. « L'équilibre et l'harmonie entre jeunes et joueurs expérimentés n'ont pas été trouvés », stigmatise Jean-Marc Furlan. Parions que les joueurs auront droit dès demain au speech bodybuildé du Girondin.