Gilles Simon a tout d'un grand

TENNIS Le Français joue sa qualification en demi-finale du Masters de Shanghai face à Andy Murray...

PK

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Encore une victoire à l'arraché pour Gilles Simon face à Roger Federer au premier tour des Masters, à Shanghai, le 10 novembre 2008.
Encore une victoire à l'arraché pour Gilles Simon face à Roger Federer au premier tour des Masters, à Shanghai, le 10 novembre 2008. — REUTERS/Aly Song

Non, Gilles Simon n’est pas là par hasard. Invité au Masters grâce au forfait de Rafael Nadal, le jeune Français a prouvé que sa belle saison, entamée à la 29e place, n’était pas une illusion. Vainqueur électrique de la tête de série n°1, Roger Federer lundi, Gilles Simon peut se qualifier dès mercredi pour les demi-finales du Masters de Shanghai.

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Pas mal pour un joueur qui n’a jamais atteint les huitièmes de finale d’un tournoi du Grand Chelem. Mais avant de rêver au dernier carré, Gilles Simon doit d’abord écarter le virtuose écossais Andy Murray. Et avec la manière, si possible, tant le Français a plutôt mal vécu les critiques qualifiant son jeu de besogneux. «Ça m'a fait mal d'entendre ça pour la première fois de ma vie. Jeune, on disait que j'étais talentueux.»

La faute sans doute à un physique de poussin dans un monde de coqs, symbolisé par l’autre star française de cette fin de saison, Jo-Wilfried Tsonga, mais aussi à retournements de situations exceptionnels, comme dans le dernier match face à Federer, où peu donnaient cher de sa peau, alors qu’il avait perdu la première manche et son service dans la deuxième.

Face à Andy Murray, Gilles Simon peut donc asseoir un peu plus sa réputation, de joueur injouable. Mais gare, car l’Ecossais, fameux contreur, utilise les mêmes armes que lui. Après la victoire de Simon face à Nadal à Madrid, c’est d’ailleurs lui qui avait remis les pendules à l’heure en finale. Autant dire qu’une revanche sur Murray ferait définitivement rentrer Simon dans la cour des grands. Et on ne parle pas de taille.