Ses coéquipiers n'aiment pas qu'on présente Baby comme un ancien alcoolique

RUGBY Levée de bouclier après un article dans «Aujourd’hui Sport» et un reportage dans «L’Equipe TV»...

A.P.avec agence

— 

Benoît Baby sous le maillot du XV de France contre l'Irlande.
Benoît Baby sous le maillot du XV de France contre l'Irlande. — D.Martinez / REUTERS

Ne l’appelez pas ancien alcoolique. Le XV de France, par la voix de son capitaine Lionel Nallet, s'est insurgé mardi contre un article publié dans le quotidien «Aujourd'hui Sport» et un sujet diffusé sur la chaîne «l'Equipe TV» concernant le centre Benoît Baby et ses supposés problèmes de boisson.

«L'Equipe de France - l'encadrement et les joueurs - tient à faire savoir qu'elle ne peut pas rester sans réagir aux propos écrits et tenus par vos confrères d' «Aujourd'hui Sport» et sur l'antenne de «l'Equipe TV» au sujet du joueur Benoît Baby», récite Lionel Nallet, lisant un communiqué à la presse avant l'annonce du XV de départ qui affrontera la sélection des Iles du Pacifique samedi.

L’intervention de Fabien Barthez

Mardi dernier lors d’une conférence de presse, le centre des Bleus avouait avoir eu par le passé une hygiène de vie pas toujours en adéquation avec les exigences du sport de haut niveau. Une discussion avec Fabien Barthez, originaire de Lavelanet dans l’Ariège comme lui, serait à l’origine de sa prise de conscience. De cet aveux, «Aujourd’hui Sport» en concluait que l’ancien gardien avait «aidé Baby à se désintoxiquer de l'alcool».

«Nous serons toujours prêts à échanger avec les médias et ouverts aux critiques dès lors qu'elles relèveront du sujet sportif. Nous n'accepterons jamais que des propos mensongers et diffamatoires soient diffusés sur un membre de notre groupe comme cela a été le cas», a poursuivi le capitaine du XV de France.

«Une réaction intelligente»


« Il y avait quelque part atteinte à son image», estime le sélectionneur Marc Lièvremont. «Le joueur a préféré en rigoler mais le groupe montre à cette occasion sa capacité à se solidariser, à défendre un des siens. Ils ont eu une réaction intelligente, plutôt que de vouloir boycotter quoi que soit, ils ont préféré informer et prévenir.» Comme quoi, le rugby n’entend plus passer pour un sport porté sur les réconforts éthyliques.