Le XV de France met fin au signe argentin

Alexandre Pedro

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Maxime Médard contre l'Argentine à Marseille, le 8 novembre 2008. 
Maxime Médard contre l'Argentine à Marseille, le 8 novembre 2008.  — J.P.Pélissier / REUTERS
Seule la revanche est belle. Qu’ils le veuillent ou non, les Bleus avaient des comptes à régler avec ces Argentins, vainqueurs de six des sept dernières oppositions entre les deux équipes. Malgré l’absence d’essai, Marc Lièvremont peut savourer ce succès arraché dans la douleur (12-6). Mais comment faire autrement contre ces Pumas passés maître dans l’art de dérégler les lancements de jeu tricolore? «Elle n’est pas très belle cette victoire, mais elle nous fait du bien», concède le troisième ligne centre Louis Picamoles, auteur de quelques percussions sorties d’une compilation YouTube de Sébastien Chabal.

Un arbitre trop tatillon

A défaut de séduire, ces Français ont donné quelques garanties. Maîtres des airs en touche, solides en défense, corrects en mêlée, les Bleus se sont montrés en revanche incapables de franchir le dernier rideau des Pumas. Avec son arbitrage tatillon à la limite du «tue le rugby», Monsieur Kaplan n’a pas aidé les Tricolores à donner de la continuité dans leurs actions. L’interprétation des nouvelles règles – surtout concernant le jeu au sol – risque encore d’alimenter les débats cette semaine.

Sevré de grandes envolées, le Vélodrome prend avec plaisir les points au pied de Skrela et Baby; à revoir dans d’autres circonstances au poste de centre. Pour sa première cape, Maxime Médard s’est montré rassurant en défense – son péché mignon – et inspiré en deuxième mi-temps. Le Toulousain et ses petits camarades se verront proposer un tout autre menu samedi prochain à Sochaux. Les Bleus affrontent une sélection composée des meilleurs joueurs tongiens, fidjiens et samoans. Les arrières français devraient plus y trouver leur compte et leur liberté.