Gilles Simon: «Quand on bat Nadal et Federer, on se dit qu'on est en mesure de battre n'importe qui.»

TENNIS Premier mots du héros de Madrid après sa fantastique défaite...

PK

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Le tennisman français Gilles Simon, vainqueur à madrid de james Blake, le 14 octobre 2008.
Le tennisman français Gilles Simon, vainqueur à madrid de james Blake, le 14 octobre 2008. — REUTERS

Ira, ira pas... Gilles Simon a longtemps hésité à faire l’impasse sur le tournoi de Lyon, avant de confirmer sa participation. Mercredi, il rencontrera donc l'Argentin Juan Monaco. «J'avoue que ça m'a traversé l'esprit et je n'ai pris ma décision que mardi. J'ai réussi à plutôt bien récupérer de ma semaine madrilène et j'ai encore de l'énergie. Même si je n'ai pas beaucoup de pression sur ce tournoi, je suis quand même venu pour essayer de décrocher ma place pour Shanghai. Et si Lyon ne me réussit pas, j'aurai quelques jours pour récupérer avant Bercy (du 27 octobre au 2 novembre).»

«Battre n'importe qui»

Nouveau héros du tennis français, après sa victoire face à Nadal samedi, Gilles Simon n’entend pas se disperser avant son dernier objectif de la saison: finir dans les huit premiers et participer aux Masters de Shanghai. «Ceux qui seront devant au classement à Bercy auront vraiment un gros avantage. Ce serait bien évidemment plus facile d'aborder le BNP Paribas Masters en étant déjà huitième à la Race!» Problème, pour ça, il faudrait aller en finale à Lyon. «Je n'ai pas fait de calcul, il y a assez de monde qui l'a fait pour moi. Je ne dispute pas un tournoi pour faire une demi-finale ou une finale, mais pour aller le plus loin possible, en prenant les matchs les uns après les autres. Mais quand dans une saison on s'impose face à Nadal et Federer, on se dit qu'on est en mesure de battre n'importe qui.»

«Un tel engouement n'est pas spécialement pour me plaire»

La grosse tête le Français? Pas forcément. Le Niçois cherche surtout à rester calme face à la Simon-mania en train d’embraser la France.

«Je suis juste un joueur de tennis qui fait de son mieux et un tel engouement n'est pas spécialement pour me plaire, assure le Niçois. Beaucoup de choses ont changé pour moi depuis la semaine dernière. Je dois faire face à pas mal de sollicitations qu'il va me falloir gérer au mieux. Je lis un minimum ce que l'on écrit sur moi et ce que je lis ne m'affecte pas vraiment. Ce que je veux surtout, c'est continuer à progresser et à faire plaisir aux gens en jouant.» Un beau programme.