Bastos, artilleur première classe

FOOT Leçon de coup franc avec l'artilleur lillois...

Antoine Maes

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Loin derrière Lyon, le trio Lille, Lens et Nancy est à égalité de points, tandis que les frères ennemis du championnat ont vécu un week-end contrasté: énième crise pour le Paris SG et bonne "affaire" de Marseille contre Valenciennes, lors de la 14e journée de L1 de football.
Loin derrière Lyon, le trio Lille, Lens et Nancy est à égalité de points, tandis que les frères ennemis du championnat ont vécu un week-end contrasté: énième crise pour le Paris SG et bonne "affaire" de Marseille contre Valenciennes, lors de la 14e journée de L1 de football. — Bruno Ferrandez AFP

Gardien de L1, prenez garde à vous. Michel Bastos est devenu un tireur d'élite : trois de ses quatre buts cette saison ont été inscrits sur coup franc. Une réussite à faire peur, dont la recette ne sera pas connue de sitôt. «Je la garde pour moi», sourit le Brésilien, auteur d'un nouveau coup de canon à Lyon (2-2), samedi, et qui ne veut pas briser la magie qui entoure son coup de patte.

Le Roberto Carlos du Nord

Sa frappe sèche, soudaine, flottante est indéchiffrable pour les gardiens. Le plus fort, c'est que l'ancien joueur de l'Atlético Paranaense est un sniper longue distance: il est dangereux entre 25 et... 45 m! «De près, je les laisse à Ludovic Obraniak et Yohan Cabaye, qui sont de bons tireurs aussi», explique Michel Bastos, qui, à une époque, pariait des tickets de Millionnaire avec les autres gâchettes nordistes, lors d'interminables séances d'entraînement.

Son style, tout en puissance, s'adapte peu aux tirs de près, qui nécessitent plus d'effet et de toucher. «Si je devais me comparer à quelqu'un, je dirais que je suis plus proche de Roberto Carlos que de Juninho», analyse le Lillois. Une course de cinq ou six pas d'élan, peu d'angle, une frappe du cou-de-pied, un grand balancier de sa jambe gauche, et pour assurer la bonne tenue de l'ensemble, un gainage abdominal en béton. Mais surtout, une immense confiance en son potentiel. «Ça change beaucoup de choses. Maintenant, je n'ai plus peur de les tenter, je me sens bien, et si je le rate, eh bien... tant pis!», s'amuse Michel Bastos, nouvelle terreur des portiers du championnat de France.